Le DG accusé de non transparence et d'iniquité...
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Un climat de malaise semble régner à l'Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), avec une note interne qui vient brocarder la gestion du Directeur général.
A son profit, Saër Niang est accusé d'avoir obtenu «la signature d'un contrat prenant en charge l'insertion d'une clause de «parachute doré» qui prévoit le versement d'une prime de départ égale à près de 70% du montant global des rémunérations perçues», lit-on dans le document.
En outre, M. Niang «s'est même permis, en dehors de toute règle de bonne gestion et de respect des procédures, de se faire payer indûment chaque mois par avance et au prorata dans un compte ouvert auprès d'une société d'assurance, les sommes prévues au titre de l'indemnité compensatrice». Or, «lesdits paiements ne peuvent avoir lieu qu'à la fin de son contrat, en l'absence de faute lourde» d'une part ; et d'autre part, «les montants versés mensuellement sont rémunérés par l'assureur sous forme d'intérêts, ce qui lui permet d'avoir à la fin de son contrat, un montant supplémentaire perçu illégalement au détriment de l'administration».
… Et de collusion avec Me Wade
Sur un autre terrain, le Dg Niang est accusé d'avoir fait obstruction à une enquête sur le Monument de la renaissance, ordonnée par son prédécesseur à la tête de l'Armp, Youssouf Sakho, «après délibération du Conseil de régulation». Mais après avoir été reçu plusieurs fois par l'ancien président Abdoulaye Wade et son Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, «il s'est montré un défenseur zélé de la thèse de la dation en paiement», substrat juridique sur lequel Wade s'est appuyé pour revendiquer sa propriété sur l'édifice contesté construit aux Mamelles.
A partir de là, note le document, ce qui devait être une enquête «a reçu un enterrement de première classe, les documents n'ayant jamais été transmis au chargé de l'enquête (car) M. Saër Niang (a) bloqué les correspondances adressées à l'Armp, dans le cadre de ladite enquête», explique le document. Sur cette question, le son de cloche de Saër Niang est tout à fait différent. De manière publique, il avait répliqué en soulignant travailler en bonne intelligence avec les neuf membres du Conseil de régulation, sans pression d'aucune sorte.
Enquête
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