13 685 détenus en 2024

En 2024, le Sénégal compte au total 37 établissements pénitentiaires qui accueillent une population carcérale de 13 685 détenus.
L’effectif de la population carcérale s’élève respectivement à 12 910 détenus en 2023 contre 13 685 détenus en 2024, selon le rapport sur la Situation Économique et Sociale Nationale (SESN). Concernant la répartition par sexe, la population carcérale est majoritairement composée d’hommes, qui représentent respectivement 97,0 % (12 239) et 96,9 % (12 524) de l’effectif global en 2023 et 2024. Entre ces deux années, l’effectif des hommes a connu une hausse importante de 740 en valeur absolue et de 5,9 % en valeur relative. Chez les femmes, on note également une hausse des effectifs de 35 en valeur absolue et de 9,1 % en valeur relative.
L’effectif de la population carcérale est en hausse constante, au regard des effectifs qui continuent d’augmenter d’une année à l’autre. En effet, l’analyse des tendances en référence aux données des années précédentes montre que, de 11 675 personnes en 2021, la population carcérale est passée à 12 550 personnes en 2022. Elle était évaluée à 12 910 personnes en 2023, avant de s’établir à 13 685 personnes en 2024. Autrement dit, de 2021 à 2024, la population carcérale est passée de 11 675 à 13 685 personnes, soit un taux d’accroissement annuel de 4,1 %.
En 2024, « le vol et le recel » (21,2 %) et « la détention de stupéfiants et trafics » (20,9 %) représentent les cas d’infractions les plus fréquents parmi les personnes adultes écrouées au Sénégal. Ils sont ensuite suivis par « les violences et menaces » (11,2 %) et les autres infractions (10,4 %). Les autres types d’infractions font chacune moins de 5 %.
Chez les mineurs écroués en 2024, les infractions les plus courantes sont le « vol et recel » (48,9 %), les « violences et menaces » (14,3 %) et les « infractions sexuelles » (5,7 %). Ces infractions sont suivies par les « autres infractions » (5,5 %) et les « homicides et violences graves » (2,7 %).
Chez les femmes écrouées, les « violences et menaces » et les « infractions administratives » constituent les principaux motifs d’incarcération, avec respectivement 21,3 % et 16,0 % des cas d’infractions, suivis de la « détention de stupéfiants et trafics » (14,0 %). Ensuite viennent les « infractions sexuelles » (7,6 %) et l’« escroquerie » (7,0 %). Le « vol et recel » représente 5,6 % des cas d’infractions chez les femmes.
Le « vol et recel » et la « détention de stupéfiants et trafics » représentent respectivement 21,2 % et 20,9 % des infractions commises par les étrangers écroués. Les « infractions sexuelles » et les « infractions administratives » viennent en deuxième position, avec 11,1 % pour chacune. Le troisième rang est occupé par les « violences et menaces », avec 8,9 %. Les « autres infractions » constituent 7,7 % des cas d’infractions commises par les étrangers.
Dakar abrite 21,6 % des infrastructures carcérales du pays
Selon le document, en 2024, le Sénégal compte au total 37 établissements pénitentiaires répartis en quatre catégories : 32 maisons d’arrêt et de correction, dont une pour femmes (MAC Rufisque), 2 maisons d’arrêt (maison d’arrêt de Rebeuss et maison d’arrêt pour femmes de Liberté VI), une maison de correction (Sébikotane) et 2 camps pénaux (Liberté VI et Koutal).
La région de Dakar se distingue nettement avec 8 établissements pénitentiaires, soit 21,6 % des infrastructures carcérales du pays. Les régions de Diourbel, Fatick, Kaolack, Louga, Saint-Louis, Thiès et Ziguinchor comptent chacune 3 établissements pénitentiaires, tandis que Kolda et Tambacounda en disposent 2 chacune. Les régions de Kaffrine, Kédougou, Matam et Sédhiou n’ont chacune qu’un seul établissement pénitentiaire.
Le personnel des établissements pénitentiaires, en 2024, est dénombré à 2 244, dont 1 883 hommes (83,9 %) et 361 femmes (16,1 %). Plus de 86,5 % d’entre eux sont des surveillants, 8,5 % sont des agents administratifs et 2,7 % travaillent comme contrôleurs. Par ailleurs, les femmes sont moins représentées que les hommes dans toutes les catégories.
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CONNECTIVITE AU SENEGAL Seules 7,5 millions de personnes utilisent internet en 2024 L’ANSD informe qu’en 2024, 62,3 % des individus âgés de 10 ans et plus ont accès à Internet, soit 7,5 millions de personnes. Un chiffre qui cache une forte disparité, selon le milieu de résidence. Car, le document note 79,4 % en milieu urbain contre seulement 41,3 % en milieu rural. Cette fracture numérique est significative, puisque le milieu urbain concentre 70,2 % des utilisateurs d'Internet alors qu'il représente 55,1 % de la population étudiée, souligne l’agence. L'analyse par âge, selon la même source, révèle que les jeunes adultes de 20 à 44 ans présentent les taux d'accès les plus élevés (entre 69,8 % et 77,9 %). Les enfants de 10-14 ans sont les moins connectés, avec seulement 40,7 % d'accès, tandis que les personnes âgées de 60 ans et plus affichent un taux de 53,1 %. Les 15-24 ans représentent plus d'un tiers des utilisateurs d'Internet au niveau national. Le Wi-Fi et les données mobiles constituent le principal mode d'accès à Internet, concernant 59,6 % de la population (7,1 millions de personnes). L'accès à Internet par sexe est relativement équilibré : 61,2 % pour les hommes contre 58,2 % pour les femmes. La disparité géographique persiste : 76,0 % d'accès en milieu urbain contre 39,4 % en milieu rural. Les taux les plus élevés s'observent chez les 30-44 ans (plus de 72 %), tandis que les enfants de 10-14 ans demeurent les moins connectés (39,2 %). La fibre optique reste une technologie émergente au Sénégal, avec seulement 4,2 % de taux de pénétration (501 373 personnes âgées de 10 ans et plus). Elle est quasi inexistante en milieu rural (0,2 %) et concentrée en zone urbaine (7,4 %), où se trouvent 97,4 % des utilisateurs de fibre. Les 15-19 ans constituent le groupe d'âge le plus représenté parmi les utilisateurs de fibre optique (26,3 %), suivis des 20-24 ans (13,8 %) et des 30-34 ans (12,8 %). Ces données révèlent une fracture numérique territoriale majeure nécessitant des efforts d'extension de la couverture Internet, particulièrement en milieu rural. -------------------------------------------------------------------------------------------------- ASSISTANCE AU SECOURS Les accidents viennent en tête L’analyse des interventions réalisées par la Brigade Nationale des Sapeurs-Pompiers (BNSP) en 2024, selon le rapport de l’ANSD, met en évidence un niveau d’activité particulièrement élevé, avec un total de 61 861 interventions. Toutefois, la ventilation par nature d’intervention révèle des disparités dans la demande de secours. Les accidents demeurent la principale catégorie d’intervention, avec 23 366 sorties, représentant 37,8 % du volume global. Bien que cette catégorie conserve une place prépondérante, elle enregistre un léger recul par rapport à 2023, ce qui peut être interprété comme le résultat d’une amélioration des mesures de prévention ou d’une diminution des facteurs de risque. Les interventions pour cas de maladie suivent une tendance similaire, totalisant 7 381 sorties en 2024, soit 11,9 % de l’ensemble des interventions, et affichant également une baisse relative par rapport à l’année précédente. Les sorties liées aux incendies s’élèvent à 4 196 interventions, correspondant à 6,8 % du total. À l’inverse, les opérations diverses demeurent relativement stables, avec 4 887 sorties, soit 7,9 % des interventions, confirmant la diversité des missions techniques prises en charge par les unités de la BNSP. Par ailleurs, les activités diverses, incluant notamment les services de représentation et certaines tâches de soutien, connaissent une légère progression pour atteindre 12 031 interventions, représentant 19,4 % du total, ce qui traduit un élargissement des missions non urgentes du dispositif opérationnel. L’analyse des assistances aux malades met en évidence une grande diversité des activités prises en charge par la BNSP. Les maladies non déterminées constituent la catégorie la plus fréquente, représentant 35,8 % des cas. Elles sont suivies par les autres crises (15,6 %) et les troubles mentaux (14,3 %), révélant une persistance notable des situations de détresse psychologique et neurologique. Les crises d’épilepsie représentent également une part importante des interventions, avec 8,7 % des cas. Par ailleurs, les malaises (7,0 %), les maux de ventre (5,7 %) et les maux de tête (4,5 %) demeurent des motifs récurrents de sollicitation. Certaines affections plus spécifiques apparaissent à des niveaux plus faibles, notamment l’asthme (2,1 %), le paludisme (1,5 %) et les grossesses à terme (1,2 %). D’autres situations plus rares sont également recensées, telles que l’ivresse (2,4 %), les maladies cardiaques (0,5 %), le diabète (0,4 %), les intoxications alimentaires (0,4 %), la tuberculose (0,03 %) et les cas d’avortement (0,01 %). Les bébés abandonnés recueillis vivants représentent 0,1 % des interventions, illustrant le caractère sensible de certaines missions. Enfin, l’analyse des durées d’intervention révèle une évolution vers des missions plus longues. Sur 55 985 interventions renseignées, 23 003 ont duré moins d’une heure, tandis que 21 792 se sont étendues entre 1 et 6 heures. En outre, 10 037 interventions ont duré entre 6 et 12 heures, 1 123 entre 12 et 24 heures, et 30 ont dépassé 24 heures, traduisant la complexité croissante de certaines opérations. |
CHEIKH THIA







