Publié le 24 May 2013 - 01:22
ASSEMBLEE NATIONALE

Modifier le mandat du Président serait irrespectueux...

Depuis quelques temps, certains leaders de la Coalition BBY s’agitent à travers la presse et les media pour qu’il soit introduit une proposition de loi allant dans le sens d’augmenter la durée du mandat du Président Moustapha Niasse. Il s’agit en fait de demander la modification de la loi fondamentale qu’est la Constitution pour faire plaisir à une seule personne. Cela ne me semble pas respectueux vis-à-vis de ce peuple. Il ne faut pas se lancer dans un chantage qui ne dit pas son nom au point d’oublier que le Président de l’Assemblée nationale est un député comme tous les députés de l’Hémicycle. Il est élu au suffrage universel direct pour 5 ans de la même manière que l’ensemble de ses collègues. Il n’est donc pas question de tailler à quiconque une loi sur mesure car, quoiqu’on dise, le Président de l’Assemblée nationale n’est pas élu à cette station es-qualité, mais seulement en tant que député.

 

 

BBY est une coalition de coalitions. C’est pourquoi, à chaque fois qu’on entend un leader parler à la presse, c’est soit pour exiger un strapontin, soit pour courir au secours d’un membre de sa coalition, soit pour créer un désordre. Cette démarche ne renforce pas BBY, au contraire, elle crée des fissures et des divisions. Pourtant, BBY a besoin d’être soudée pour rester forte. S’ils pensent que par ces agissements ils peuvent faire fléchir le Président, ils se trompent lamentablement.

 

Le Président Macky SALL s’est engagé à faire du Sénégal «un exemple de démocratie efficace», en veillant particulièrement au renforcement de la liberté des individus, à l’application, en toutes circonstances, de la règle de la majorité, mais surtout à la séparation des pouvoirs – législatif, exécutif et judiciaire - à l’indépendance de la Justice et au respect de la Constitution. Depuis son accession à la Magistrature Suprême, placide et imperturbable, il est resté au dessus de toutes les questions qui ne relèvent pas de ses prérogatives, quelle que soit par ailleurs l’ampleur ou l’importance que les circonstances essaient parfois de leur coller.

 

Certes, incontestablement, le développement économique reste fortement tributaire d’une bonne stabilité politique avec des institutions durables et fiables. Le Président de la République est le premier à en être conscient. C’est pourquoi, il a accepté, librement, sans pression ni chantage, qu’il lui soit proposé une série de réformes conformes à la Charte des Assises nationales pour une refonte globale de la Constitution. Cette démarche s’inscrit dans les mesures qui vont dans le sens du renforcement des bases du «véritable développement».

 

Les lois constitutionnelles étant d’ordre public, c'est-à-dire impératives et immédiates, aussi bien pour le mandat du Président de la République que pour celui du Président de l’Assemblée nationale, les nouvelles dispositions sur leur durée respective prendront donc effet immédiatement. En attendant, cessons les querelles partisanes et travaillons.

 

Hamidou DIALLO

Expert Comptable Diplômé

Membre de la Convergence des Cadres Républicains

Département de Bakel

 

 

 

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