Yahya Jammeh au cœur du deal

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Tant que le régime de Yahaya Jammeh sera sur place en Gambie, il sera difficile de faire taire les armes au sud du pays. Du commerce de bois, au trafic de drogue, Jammeh tire profit de cette situation avec l’aide l'aile du Mfc dirigée par Salif Sadio.
Dans l'histoire de la crise Casamançaise, il a toujours été question d'intérêts à sauvegarder, pour certains. Les langues déliées racontent que beaucoup d'acteurs œuvrent contre le retour de la paix dans cette région du Sud parce que des pays y trouvent leur compte tout comme certaines autorités. Selon des sources concordantes, l'Etat du Sénégal est trop naïf, car se laissant railler par son voisin gambien qui devrait pourtant l’aider à mettre fin à la crise. En effet, selon toujours nos sources bien au fait de la situation au sud, le village de Kuram représente l'un des points stratégiques de Salif Sadio (un des chefs militaires du Mfdc) où l'armée sénégalaise devrait renforcer sa base. Car, nul n'ignore que Kuram et Djouloulou sont les principales localités en Casamance qui subissent le plus d'attaques des rebelles.
Mieux, en Gambie, il existe un village dénommé Boulock qui mène à Kuram et à partir de cette localité il y a deux voies situées à droite qui aboutissent à Kouredj une autre localité d'une importance capitale du dispositif de rebelles. Car dans ce coin, nous informe-t-on, se déroule le plus grand commerce du bois organisé par le gouvernement gambien pour les Taïwanais.
Un commerce florissant qui se fait avec la devise américaine du dollar. Boulock est d'autant plus important parce qu’il abrite une base militaire gambienne qui y a été installée pour faciliter l'accès des armes utilisées par les rebelles dans la crise casamançaise. De même, cette base militaire gambienne faciliterait le trafic de drogue vers des pays comme la Guinée Bissau, le Nigéria ou même l'Europe.
Dans le même dispositif, quatre autres villages jouent un rôle capital. Il s’agit de Kuredj, Djiran, Djiter et Elol, tous importants dans le dispositif de la rébellion casamançaise. Parce que Salif Sadio a une mainmise sur ces quatre villages et les contrôle. Et l'armée sénégalaise aurait du mal à y accéder. Comble de tout, nos sources révèlent qu'un soldat gambien qui serait quelque part dans le monde, avait été envoyé au Pakistan pour être initié au maniement de l'arme lourde. Ce dernier, à son retour, aurait procédé à la formation des rebelles. Voilà pourquoi, les rebelles de la Casamance savent parfaitement manier les armes lourdes.
Au cœur du quartier général de Salif Sadio, on raconte qu'un certain M. D. -casamançais de naissance basé en Gambie précisément à Talinding Koundiang- est président d'une association de lutteurs dans le pays de Yahya Jammeh. Mais cette association ne lui servirait que d’écran, car il serait le principal émissaire entre le président gambien et le chef rebelle Salif Sadio. M. D. remplace, d'après nos sources, un certain A.T. qui est actuellement détenu prisonnier à Mile Two pour vol d'argent du président gambien et d'équipements à Kanilaï Farm entre autres.
Dans l'histoire de cette crise, A. T. serait un proche d'une certaine personne surnommée «Vieux» qui se trouve être le n°2 de Salif Sadio. «Vieux» aurait été tué par Salif Sadio. À signaler que A T. avait été emprisonné avant l’affaire des armes iraniennes à destination de Kanilaï Farm, mais interceptées à Lagos en 2010.
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