Publié le 17 Jan 2022 - 09:55

Crise Malienne

 

Dans le différend qui oppose la CEDEAO et le gouvernement de transition en place au Mali, l’Association des juristes africains (AJA) veut couper la poire en deux. Dans un communiqué publié par son Bureau international, les juristes proposent une médiation ‘’pour demander aux autorités maliennes de revoir la durée de la transition pour un maximum de 18  mois à deux  ou trois ans, le temps de  réformer et  remettre les institutions, et enfin de proposer un calendrier électoral acceptable de part et d’autre, demander à la CEDEAO de lever provisoirement les sanctions dans les 15  prochains jours, pour le respect des droits fondamentaux économiques et sociaux du peuple malien ‘otage’’’.

L’AJA regrette d’abord les lourdes sanctions prises par la CEDEAO qui mettent en péril les droits fondamentaux économiques et sociaux du peuple malien. Toutefois, elle tient à rappeler ‘’d’une part, le respect de la Constitution, des lois électorales ainsi que des principes fondamentaux de l’Etat de droit, notamment le respect de la souveraineté et l’autodétermination des peuples ; d’autre part, la nécessité de l’organisation d'élections libres et transparentes sous le contrôle de la communauté internationale, notamment de la CEDEAO et de l'Union africaine’’.

C’est fidèle à sa mission de promotion de l’Etat de droit en Afrique, que l’Association des juristes africains demande aux autorités maliennes, qui sont ouvertes au dialogue, de poursuivre les réformes institutionnelles en cours, de privilégier, comme annoncé, la discussion afin d’éviter la confrontation et les désastres économiques et sociaux dans un monde marqué par la crise. En même temps, elle demande aux pays de la CEDEAO d’étudier ses nouvelles propositions ‘’pour non seulement respecter et faire respecter les droits économiques et sociaux des populations souvent confrontées à une crise persistante qui menace aujourd’hui la stabilité et l'Etat-Nation un peu partout en Afrique et dans le reste du monde’’.

 

Section: 
LIVRE DE OUMAR DEMBA BA, LES MOTS FAÇONNENT LE MONDE : DISCOURS ET DIPLOMATIE Des paroles, des mots et une image
LINGUÈRE : Les Daara Coraniques face à la résilience aux changements climatiques
GRAND MAGAL DE TOUBA : Les GTS ont transporté près de 10 000 pèlerins en une semaine
DÉCLARATION DE PATRIMOINE – JOUR J - 4 : Pression maximale
DRAME À GUINAW RAIL : Une dispute entre deux frères vire à un meurtre
AFFAIRE ASER–AEE POWER : Thierno Alassane Sall et Amadou Ba se rendent coup pour coup
Ruptures de contrats dans le secteur parapublic
Pénurie de sang
OFFENSE AU CHEF DE L’ÉTAT ET DISCOURS CONTRAIRES AUX BONNES MŒURS : Prison ferme pour Lamignou Darou et ses coaccusés
SURPOPULATION CARCÉRALE ET DÉTENTION PROVISOIRE : L’État annonce deux nouvelles prisons à Malicounda et Louga
Tentative de vol dans un point multiservice
Décès de la fille du khalif général des mourides
Retardataires de la déclaration de patrimoine
REVENUS PÉTROLIERS DE SANGOMAR : L'État démonte la polémique des “25 francs
APRÈS LE BILAN DES ACCIDENTS DU MAGAL : Les Jakartamen paient un lourd tribut
UNIVERSITÉ NUMÉRIQUE CHEIKH HAMIDOU KANE : Les étudiants décrètent une grève générale illimitée à partir de ce jour
DÉCLARATION DE PATRIMOINE : Les défaillants bientôt connus
MAFOUZE BALDE, CHEF DU BUREAU RÉGIONAL DE LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE DE MATA : “Il y a 62 291 personnes en insécurité alimentaire dans la région”
FONCTION PUBLIQUE, DIALOGUE SOCIAL, RÉFORMES : Dianté expose la doctrine de l’État
132e ÉDITION DU MAGAL DE TOUBA- ACCIDENTS ET INDISCIPLINE : Makhtar Cissé sonne la fin du laisser-aller