Publié le 12 Dec 2022 - 12:55
DÉLÉGATION GÉNÉRALE À LA PROTECTION SOCIALE ET À LA SOLIDARITÉ NATIONALE

Les avancées, insuffisances, défis, perspectives et recommandations 

 

Lors d’un atelier à l’endroit du Réseau des journalistes en protection sociale, Ousmane Bass, Directeur des Stratégies et de la Planification à la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale (DGPSN)  en a profité pour indiquer les défis, perspectives et recommandations de la DPGSN.

 

Un atelier a eu lieu hier à l’endroit du Réseau des journalistes en protection sociale. Lors de cette rencontre, le directeur des Stratégies et de la Planification à la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale (DGPN) est revenu sur les points saillants de cette structure étatique chargée de la fracture sociale qui constitue une véritable menace à la cohésion nationale.

Selon Ousmane Bass, concernant les avancées, il y a la création du régime de protection sociale pour les personnes handicapées, de l’amélioration de l'offre en matière d'assurance (branche vie et maladie, accidents et risques agricoles), du programme de protection sociale des routiers et du programme de protection sociale des ruraux, des projets pilotes aux nouveaux programmes (Plan Sésame, bourses sécurité familiale,  couverture maladie universelle, carte d’égalité des chances) sur financement interne, la création de la DGPSN pour la coordination et la mise en cohérence, création du régime de protection sociale pour les personnes handicapées, amélioration de l'offre en matière d'assurance (branche vie et maladie, accidents et risques agricoles), réduction de de la pauvreté.

Pour les lacunes, il a fait état de la faiblesse du niveau de mise en œuvre des actions retenues, les déficits (absence et inadéquation) de textes juridiques pour accompagner la réforme dans la formulation d’indicateurs de protection sociale, faiblesse du cadre institutionnel de coordination et d’harmonisation, absence d’un système commun de ciblage pour tous les programmes de filets sociaux.

Concernant, les défis et priorité, M. Basse a émis le souhait de la construction d’un système complet de protection sociale capable de réagir positivement aux chocs comme la Covid-19, l’extension de la couverture (horizontale et verticale), financement suffisant et pérenne, amélioration de la gouvernance.

S’agissant des perspectives, pour le directeur des Stratégies et de la Planification à la DGPSN, il s’agira de l’harmonisation des indicateurs à travers la conception de fiches d’indicateurs, renforcement du mécanisme de coordination du sous-secteur enfance et  du secteur de la protection sociale, la finalisation de la loi d’orientation de la protection sociale, l’élaboration  d’une loi sur les cantines scolaires, la cartographie des structures privées et  publiques de protection sociale, la poursuite de la capitalisation des interventions dans le cadre de la mission de coordination des plans nationaux de réponse (PNR), la mise en cohérence des différentes interventions d’assistance alimentaire aux populations nécessiteuses.

A cela s’ajoutent le renforcement des capacités des opérateurs sur l’assurance indicielle, le renforcement des infrastructures de collecte de données et du système de gestion des bases de données, l’intensification et la reproduction des solutions technologiques mobiles dans la distribution des produits d’assurance, le traitement et règlement des sinistres.

Du côté des recommandations, il veut la consolidation des interventions en minimum de programmes prioritaires, mise en place un socle de protection sociale et d’un mécanisme de financement de la protection sociale et attribuer au moins 7 % du budget au financement de la protection sociale, création des comptes nationaux de la protection sociale pour une traçabilité des dépenses, établissement, d’un identifiant unique pour chaque bénéficiaire  afin de mesurer la couverture sociale, accélération de la mise en place d’un régime simplifié de protection sociale pour les travailleurs de l'économie informelle (RSPC), l’utilisation des filets de sécurité sociale comme vecteurs de changement de comportement en matière de nutrition, santé, éducation, état civil..., la mise en place d’un dispositif de veille et de redevabilité pour l’effectivité des prestations et services et le renforcement du leadership de la DGPSN pour une meilleure coordination du secteur.

‘’Un programme important qui mobilise 1 milliard F CFA’’

De son côté, la déléguée générale à la Protection sociale et la Solidarité nationale a indiqué que l’État a beaucoup fait dans la protection sociale et la communication avec la base.

La DGPSN, selon Aminata Sow, a été créée  pour accélérer la lutte contre la pauvreté et la réduction des inégalités sociales. En son sein, il y a des filets sociaux qui sont mis en place, mais également la protection sociale est multisectorielle et multiplicatrice. ‘’La DGPSN doit jouer le rôle de coordination du secteur de la protection sociale. Dans ce mis en place de filets sociaux, nous sommes en partenariat avec l’Unicef qui a, cette année, initié un appui pour appuyer les élèves, les ménages pour encourager la scolarisation des enfants pour leur maintien à l’école. C’est un programme important qui mobilise 1 milliard F CFA. Nous sommes dans le processus et bientôt le cash se fera.

Le ministère a utilisé le Registre national unique (RNU) pour pouvoir mieux avoir un impact sur les ménages. Pour lutter contre la pauvreté, nous avons besoin de faire un tir groupé sur ménages pour les sortir de la pauvreté. L’État a décidé de mettre en place cette base de données du Registre national unique pour une meilleure célérité dans l’intervention en protection sociale. Vous savez quand il y a choc, il faut nécessairement intervenir rapidement. Pour le cash transfert, 43 milliards mobilisés pour appuyer les ménages, c’est une première dans l’histoire du Sénégal. Cela a servi à appuyer les ménages qui ont ressenti le plus la Covid-19 et les chocs économiques’’, a confié la déléguée.

CHEIKH THIAM

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