Publié le 30 Aug 2019 - 06:31

Des accidents meurtriers. A qui la faute ?

 

Je dirai d’emblée à l’Etat du Sénégal qui est responsable en grande partie  de tout ce qui se passe dans les accidents et la corruption. Pourquoi ? Quand on dit qu’un pays est en voie d’émergence, il faut que les lois et règlements dans un secteur donné soient conformes avec la marche de ce secteur. C’est facile d’incriminer la gendarmerie, la police et les usagers. Mais est ce que l’Etat est entrain de faire des efforts pour mettre à jour la réglementation du secteur ! Dans le transport, la majeur partie de ceux qui font le transport dit ‘irrégulier ‘ sont des jeunes à qui l’état  leur droit du travail ou faciliter à trouver du travail.

La législation du transport au Sénégal est obsolète. Il faut revoir l’ensemble des règles qui régissent le transport. La licence, le nombre de place surtout dans les car ’Ndiaga Ndiaye’ et bus ou les’ traverses’ sont à supprimer dans les cars. Il faut voir quand il ya un accident s’est tellement étroit que même les secours ont des difficultés pour accéder aux blessés car c’est dans le couloir qu’on installe les places. La facilitation pour l’obtention des papiers administratifs va faire diminuer la corruption ou les rackets sur la route et permettre aux transporteurs de travailler sereinement sur la route.

Il y a certaines pratiques qui y ont cours actuellement, au niveau des péages sur l’autoroute, sous le pont de la patte d’oie, sur le rond-point de Cambérène et les points de montage des forces de sécurité. Quand il y a embouteillage, c’est parce que les forces de l’ordre ne s’occupent pas de la circulation proprement parlée.

On dit que les frais pour obtenir des papiers en règle ne dépassent pas 30.000 FCFA c’est pas çà en réalité. Les véhicules dits «  Dacia «  et les Toyata verso ne peuvent pas  avoir la licence de transport public inter – urbain, c'est-à-dire entre région. C’est à l’état de faire quelque chose par rapport à çà. Dans la conduite, l’état d’esprit est important. Il faut aussi interpeller les inspecteurs d’état, qui doivent prendre les transports publics pour mieux comprendre ce qui se passe sur la route. Le Général Moussa Fall, commandant de la gendarmerie territoriale, en novembre faisait état de l’existence de « caisses » ouvertes sans aucun fondement légal et décelées au sein des brigades des légions de la gendarmerie. Ce qui est constant est que la corruption est bien présente dans la circulation. Il faut voir le choix opéré sur les véhicules à contrôler.

Pour éradiquer ce fléau, des solutions existent, l’état est le seul à pouvoir mettre fin à cette pratique. Les inspecteurs d’état et les contrôleurs des différents corps doivent pratiquer le terrain pour mieux appréhender le problème. La conduite, en dehors de la réglementation, est un « état d’âme ». Il faut que l’état prenne ses responsabilités pour faciliter l’obtention des papiers administratifs  et permettre aux  chauffeurs de travailler dans la légalité et la sérénité.

Tidiane Sy

Mbour - SENEGAL

Section: 
REVALORISATION DE LA FORMATION DES JOURNALISTES DANS LE CADRE DU FADP ET RÔLE PIONNIER DU CESTI : Le pari de la qualité
DU TEXTE AU GESTE : L’ordre de préséance et la valorisation des élus à la lumière du décret n°99 252 du 19 mars 1999
AU SENEGAL, LES PAUVRES PAIENT PLUS POUR SE SOIGNER : Le paradoxe de notre système de santé
DE LA SUPRÉMATIE PRÉSIDENTIELLE : Entre conflits et primauté
Analyse de la décision n° 2/C/2026 du Conseil Constitutionnel
De grâce ne nous faites pas ça !
SONKO MOY DIOMAYE - DIOMAYE MOY SONKO : C’est le difficile qui est le chemin
Vous n’avez même pas honte : récit d’une fraternité trahie
Refus de l’intangibilité absolue du titre foncier et fondement juridique d’une politique de récupération des biens publics irrégulièrement appropriés
CULTURE AU SÉNÉGAL : Une puissance créative entravée par ses propres failles
Les mineurs artisanaux africains méritent le développement, pas l’effacement
LE SÉNÉGAL DEVANT UN DÉTROIT D’ORMUZ FINANCIER : Explication métaphorique des TRS
L’ÉCONOMIE DES SOINS : Une condition d’autonomisation économique des femmes et de prospérité partagée au Sénégal
SÉNÉGAL–FMI Entre souveraineté proclamée et dépendance réelle
SONKO–DIOMAYE : Pourquoi la coopération vaut mieux que la rivalité
UNE DÉCISION JURIDIQUEMENT INDÉFENDABLE Pourquoi le Tribunal Arbitral du Sport annulera le forfait infligé au Sénégal
Qui dirige le Sénégal ?
NOS RESSOURCES NE DOIVENT PLUS ENRICHIR LES AUTRES. “L’Afrique doit servir d’abord les Africains”
DIOMAYE–SONKO ET LA TECTONIQUE DU POUVOIR : Quand les fissures du sommet traversent l’État
LA PAGE DE “L’AFFAIRE SOFTCARE” TOURNÉE : Les consommatrices soulagées