Publié le 16 Jan 2013 - 02:30
DISSENSSIONS DANS LE MOUVEMENT M23

Le COS pour le statu quo

 

''Le Mouvement du 23 juin (M23) demeure la seule force populaire, apolitique, non partisane, capable de réunir les populations dans un rôle de veille, d’alerte et de lutte pour la défense des intérêts de la nation''. C'est ce que martèlent, dans une déclaration, des jeunes de la Commission orientations et stratégies (COS) du M23, opposé à la transformation du mouvement en une association de droit privé, décidée samedi.

 

D'après les camarades de Abdourahmane Sow, président de ladite commission, contrairement aux organisations qui ''répondent à des contraintes basées sur des orientations partisanes et politiciennes, le M23 doit demeurer un mouvement populaire, spontané, libéré de toute démarche classique, juridique, limitative et restrictive''.

 

Ces jeunes, qui ont mis en place un M23 parallèle à celui de leurs aînés, estiment en outre que ''dans le souci de préserver ses acquis et de continuer sa mission de veille, d’alerte et de lutte, le M23 doit être totalement indépendant et libre''. Ainsi, ils préconisent le maintien de la structure dans sa ''forme actuelle compte tenu de son histoire récente dans la lutte pour la défense de la constitution et la consolidation de la démocratie''. Il rappelle qu'il a valu au peuple sénégalais ''d’énormes sacrifices, notamment, la mort de Mamadou Diop, Fodé Ndiaye, Malick Ba, Ndiaga Diouf, El Hadj Thiam, etc., l’emprisonnement des Jeunes du M23 et de Colobane et les multiples dégâts économiques et matériels''.

 

Par ailleurs, ils demandent au président Macky Sall de respecter ses promesses électorales dont la réduction des pouvoirs du président de la République et celle de son mandat de sept à cinq ans, une réelle séparation des pouvoirs, l’éradication d’une justice sélective, la révision de la constitution et la réduction des prix des denrées de premières nécessités, entre autres. Abdourahmane Sow et ses camarades exhortent ainsi le régime actuel à faire des réformes institutionnelles visant à réguler la transhumance politique, le financement des partis politiques, les conflits d’intérêt.

 

 

ASSANE MBAYE

 

 

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