Publié le 15 Sep 2016 - 13:41
DJOLOF - TABASKI 2016

Les éleveurs se frottent les mains, les spéculateurs grincent des dents

 

Dans le département de Linguère, les musulmans ont célébré la fête de la tabaski à l’unanimité. Mais les « goorgorlu » ont peiné à obtenir un mouton, à cause de la hausse du prix dans les différents foirails.

 

Selon le président du foirail de Dahra,  les dioulas n’oublieront pas de sitôt la tabaski 2016, parce qu’ils ont fait des bénéfices énormes. ‘’C’est anormal qu’un mouton qui coûtait auparavant 40.000 f  soit vendu à 60.000f voire même 90.000f’’, fulmine Baba Ndiaye. Qui poursuit que la flambée des prix des moutons notée, cette année, s’explique par le fait que « les opérateurs étrangers sont venus (les) concurrencer sérieusement ». « Ils viennent de Touba ou des grandes villes et achètent des moutons qu’ils mettent dans des camions pour les revendre dans d’autres localités. C’est pourquoi, certains pères de familles qui avaient élevé leurs moutons chez eux se sont mis à les vendre pour gagner beaucoup d’argent », renseigne le président du foirail.

L’Inspecteur départemental fracasse les spéculateurs

Joint par EnQuête, l’Inspecteur départemental de l’Elevage, Mamadou Moustapha Cissé, balaie d’un revers de main les allégations de certains éleveurs qui ont évoqué une pénurie de moutons dans les différents points de vente du Djolof. « Au moment où je vous parle, des camions sont en train de décharger les moutons sur toute l’étendue du territoire départemental. Cette année, 76 000 moutons ont été vendus dans le département de Linguère », confie l’Inspecteur départemental.

Au bout du fil, il ajoute : « ce sont les spéculateurs qui sont à l’origine de la hausse du prix du mouton qui a été notée, cette année. Parce qu’ils ont acheté les moutons à des prix exorbitants pour les revendre dans les grandes villes comme Dakar ou dans les régions qui sont au centre du pays. C’est pourquoi il y’avait une pénurie de moutons dans les régions sud du pays comme Ziguinchor et Sédhiou. Mais la preuve est là, ils sont tous revenus avec leurs troupeaux. »

Mamadou Ndiaye (Linguère)

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