Publié le 13 Oct 2016 - 13:59
EXPOSITION DE LODS A DOCTA

Que du beau à la ‘’Cité Muse’’

 

La Galerie nationale accueille jusqu’au 31 de ce mois ‘’De Lods à Docta, Médina cité muse’’, une exposition d’œuvres d’artiste de cette vieille cité de la capitale dakaroise.

 

De la peinture, de la sculpture, de la récupération, du figuratif, de l’abstrait. Il y a un peu de tout et même plus, actuellement à la Galerie nationale qui reçoit, du 5 au 31 octobre, l’exposition collective ‘’De Lods à Docta, Médina la cité muse’’. Son vernissage a eu lieu ce mardi en présence de quelques uns des artistes y prenant part et du commissaire de cette exhibition Wagane Guèye. Il travaille sur le montage de cette expo depuis près d’un an avec l’équipe de la galerie. 12 mois de labeur qui en ont valu la peine, eu égard à la qualité des œuvres proposées et à leur diversité. Le visiteur a droit à tout. En effet, les initiateurs de cette présentation ont réussi à réunir des créations de générations différentes d’artistes de la Médina.

‘’C’est une présentation collective d’œuvres issues de collections privées ou de celles des  artistes. Le fil rouge de l'exposition met en exergue les artistes qui ont eu à travailler dans la Médina de Dakar, des années 1970 aux années 2000’’, explique M. Guèye. C’est ainsi que ‘’parmi les œuvres présentées, on retrouve la forte présence des pionniers de l'emblématique "Ecole de Dakar" comme Amadou Ba, Mbaye Diop, Mansour Ciss Kanakassy, Mouhamadou Fall Dabo, Ousmane Faye, Khalifa Guèye, Amdy Kévé Mbaye Kré, Mouhamadou Zoulou Mbaye, Seni Mbaye, Ismaila Manga, Moussa Baidy Ndiaye, Amadou Sow, El Hadji Sy Elsy, Moussa Sakho, Moussa Tine, Ousmane Faye, Louis Bassène, Amadou Dieng, Bassirou Sarr et Babacar Sadikh Traoré. Viennent ensuite les cadets des années 90, comme Serge Corréa, Amadou Cissé Dia, Fatime Mbengue, Moussa Traoré, El hadji Koné et Khassim Mbaye.
Ndoye Douts, Samba Fall et Amadou Ngom Docta ferment la liste, indique-t-il.

Autant de noms que de techniques, au grand plaisir des amoureux des arts plastiques. Ils peuvent y contempler les personnages longilignes de Moussa Baïdy Agne ou les visages en noir et blanc d’hommes et de femmes que leur propose Samba Fall. Ce qui contraste super bien avec les couleurs vives dont use Ndoye Dout’s ou encore le ‘’jeune vieux’’ Docta. Egalement, on y passe du figuratif à l’abstrait, ou de la sculpture à la récupération ; au mélange des uns et des autres. En mode peinture et collage, par exemple, Seny Mbaye ou encore El Hadji Sy Elsy arrivent à en mettre plein les yeux à certains visiteurs, tout comme Khalifa Guèye avec une jolie tapisserie aux tons bleus qui donne une certaine allure à l’ensemble de l’exposition.

 Les thématiques changent au même rythme. Des moments que nous fait partager Sayo Camara avec les bergers, on passe facilement au vécu quotidien d’un peuple dans un royaume ou leur victoire sur un autre règne.

BIGUE BOB

 

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