Publié le 19 Feb 2013 - 10:35
HOPITAL ABASS NDAO

 C'est (encore) la grève !

Les travailleurs de l'hôpital Abass Ndao observent depuis vendredi et pour aujourd'hui encore des «journées mortes» pour réclamer leurs salaires de janvier.

 

Sauf pour les cas urgents, les patients de l'hôpital Abass Ndao ont eu la surprise, vendredi, de trouver un personnel croisant les bras. Les travailleurs de la structure sanitaire avaient décidé en effet de décréter une ''journée morte''. Un mouvement qui se poursuit aujourd'hui, lundi, pour dénoncer le retard accusé dans le paiement de leurs salaires de janvier. Cependant, le problème serait «beaucoup plus profond» du fait d'accusations portant sur «la mauvaise gestion des ressources humaines, matérielles et financières.»

 

«L'hôpital Abass Ndao sombre dans la détresse», a diagnostiqué El Hadj Omar Diarra, représentant du personnel au Conseil d'administration dudit centre hospitalier. D'après lui, celui-ci est confronté à «une mal gouvernance» liée à un manque d'outil de gestion, de management du personnel et un déficit de la communication interne. Il a ajouté que l'hôpital connaît un «recrutement abusif basé sur du favoritisme», ce qui entraîne des affectations de personnes à des services où elles n'auraient pas les compétences requises. En plus, a poursuivi Diarra, ces recrutements auraient des «influences néfastes sur la trésorerie», car aucune évaluation des charges et des recettes au sein du centre n'est faite lors des recrutements. De fait, l'établissement de santé n'arriverait plus à payer ses fournisseurs et donc ne pourrait plus procéder à des opérations chirurgicales du fait d'un manque d'intrants (oxygène, gaz médical, médicaments, etc).

 

Aussi, en plus du non paiement de leur salaire du mois de janvier, les travailleurs exigent-ils le règlement de leurs primes de motivation et d'heures supplémentaires de travail à compter de l'année 2012, les arriérés de 52 agents, le reliquat 2007-2011 sur leurs salaires et celui de 2004-2010 sur leurs frais de transport. Les plaignants ont exhorté les autorités à prendre en charge les problèmes de l'hôpital et à faire un audit pour diagnostiquer le mal qui le ronge. Face à cette situation, une fermeture du centre hospitalier est à envisager, à l'avenir. Pourtant M. Diarra est catégorique : ''les travailleurs ne le souhaitent en aucun cas», jure-t-il, mais en espérant que les autorités concernées réagissent...

 

DJIDI DIARRA

 

 

AVERTISSEMENT!

Il est strictement interdit aux sites d'information établis ou non au Sénégal de copier-coller les articles d' EnQuête+ sans autorisation express. Les contrevenants à cette interdiction feront l'objet de poursuites judiciaires immédiates.

 

 

 

Section: 
SAINT-LOUIS : 50e MAGAL DES 2 RAKKAS : Le comité d’organisation renforce la sécurité
FONDS D’APPUI ET DE DÉVELOPPEMENT DE LA PRESSE : Le FADP accélère le traitement des dossiers
ÉDUCATION INCLUSIVE : “Faire l’École Plus” mise sur les médias pour briser les préjugés
ASSAINISSEMENT À NDIASSANE : Cheikh Tidiane Dièye annonce le lancement d’un réseau collectif
Khalife des Khadres
HARCÈLEMENT SEXUEL ET ACTES CONTRE NATURE : Deux personnes interpellées
Village Olympique
Douane
LES JOJ DAKAR 2026 : La culture et le tourisme à l’honneur
MENACES CONTRE BABACAR FALL : Le Cored appelle au calme
AVEC 4,5 MILLIONS DE PERSONNES APATRIDES OU DE NATIONALITÉ INDÉTERMINÉE Le HCR appelle à mettre fin à cette forme durable d’exclusion
DÉTOURNEMENT DE PLUS D’UN MILLIARD DE FRANCS CFA : Un comptable déféré au parquet financier
LUTTE CONTRE LES GROUPES CRIMINELS ORGANISÉS : Le coup de filet d’Interpol dans 22 pays
GAMOU 2026 – TRANSPORT : Des trains mobilisé pour les déplacements du Gamou
Un présumé chef de gang interpellé par la brigade de recherches
CRÉDITS SPÉCIAUX : Les sages bloquent la réforme portée par Pastef
CONVENTION COLLECTIVE SECTEUR HYDROCARBURES : Les mises en garde des pétroliers
MAKHTAR CISSÉ AU GAMOU DE TIVAOUANE : “L’autorité de l’État et la cohésion nationale ne sont pas négociables”
SERIGNE MOUSTAPHA SY : “J’ai refusé de recevoir Sonko”
COLLOQUE MONDIAL DE LA JEUNESSE : 1 000 jeunes attendus à Ouagadougou