Publié le 17 Mar 2017 - 10:52

Il est et demeure Al Makhtoum !!!

 

Victor Hugo, dans son légendaire poème  «  l'An Neuf de l'Hégire » de son recueil  La Légende des Siècles, nous décrit le prophète de l'Islam Mohamed (PSL) dans des termes si uniques, nous laissant le souvenir d'un homme‎ que nous savons exceptionnel. En ce jour de Maouloud, ce poème, magnifiant un moment de grâce divine, nous revient encore avec toute sa charge émotionnelle. Le prophète de l’Islam demeurera à jamais présent dans le cœur et dans l’esprit des hommes épris de vérité. 

Al Makhtoum, parce qu’il aura marqué le Maouloud depuis des temps  « immémoriaux » et  bien qu'aucune comparaison n'ose être faite entre lui et le prophète de l'Islam, demeure un de ces hommes qui, de par les enseignements prodigués tout au long des années, reste présent dans les esprits et les cœurs des fidèles musulmans d’ici et d’ailleurs.

Certainement, le poids de l’âge et ses charges ne l'autorisent plus à continuer à nous administrer des leçons hautement philosophiques qui nous éclairaient sur la compréhension du monde ici-bas et au-delà. 

Chez lui, la recherche permanente des connaissances pour percer les mystères de notre monde est un sacerdoce,  mais aussi un prégnant et  exaltant voyage qui le plonge dans un monde autre que le nôtre et qui lui permet certainement d’entretenir  un contact permanent avec le spirituel. L’exigence que lui impose cette mission le  détache de tout et surtout des mondanités religieuses.

Son silence est un murmure que ne peuvent entendre que ceux qui œuvrent pour élever leur âme vers la lumière divine, c’est-à-dire ceux qui cherchent à transcender et l’espace et le temps. Son silence est éloquent parce que nous renvoie à l’essentiel qui est sur le chemin de Allah et de son prophète Mohamed (PSL).

N'empêche, son souvenir suffit à nous remplir de sa présence. L'on se rappelle  sa manière si didactique de dépoussiérer l'idée du péché originel, de la valeur morale du comportement des parents devant leurs enfants, du voile de mousseline qui sépare le monde des vivants et celui des morts, du sens continué de la vie, du règne des djinns dans notre sphère et des menaces qu'ils font planer sur notre harmonie, de l’Art (y compris la Créature) qui est une des faces visibles de Dieu...etc. 

Il a toujours compris le besoin que nous avons d'aller au-delà des versions littérales ‎du Coran comme ont tendance à le faire beaucoup de prédicateurs qui restent dans le registre des légendes. Il a compris que l'homme est un animal pensant qui doute en permanence et à ce titre, pour l'amener vers Dieu, il faut accepter son doute comme un questionnement et non comme une remise en cause de l'existence de notre Créateur. 

Depuis qu'il est Khalife, il se mure dans son silence. Normal, il nous a presque tout dit ou du moins, nous a donné des outils nous permettant d'appréhender la vie avec la lucidité  du sage. Son absence magnifie sa présence.

Champs des Courses ou Champs des Cours (c’est selon) ne pourrait désormais servir qu'à vulgariser ses enseignements, distillés des années durant où, chacune de ses phrases, métaphores,  paraboles étaient en elles-mêmes des pans entiers d'un enseignement philosophique de la religion, une invite à une manière d'être vis à vis de Dieu et vis à vis de nos semblables, inspirée de la vie et des enseignements du prophète Mohamed (PSL)

Il m'est déjà arrivé, parlant de lui, de rappeler le même Victor Hugo dans « Les Misérables »,  décrivant l’évêque de Digne et écrivant : « Quoi qu’il en soit, il y a sur la terre des hommes – sont-ce des hommes ? – qui aperçoivent distinctement au fond des horizons du rêve les hauteurs de l’absolu, et qui ont la vision terrible de la montagne infinie. »

Voilà Al Makhtoum !!!

Ameth GUISSE

Rufisque

Section: 
SONKO MOY DIOMAYE - DIOMAYE MOY SONKO : C’est le difficile qui est le chemin
Vous n’avez même pas honte : récit d’une fraternité trahie
Refus de l’intangibilité absolue du titre foncier et fondement juridique d’une politique de récupération des biens publics irrégulièrement appropriés
CULTURE AU SÉNÉGAL : Une puissance créative entravée par ses propres failles
Les mineurs artisanaux africains méritent le développement, pas l’effacement
LE SÉNÉGAL DEVANT UN DÉTROIT D’ORMUZ FINANCIER : Explication métaphorique des TRS
L’ÉCONOMIE DES SOINS : Une condition d’autonomisation économique des femmes et de prospérité partagée au Sénégal
SÉNÉGAL–FMI Entre souveraineté proclamée et dépendance réelle
SONKO–DIOMAYE : Pourquoi la coopération vaut mieux que la rivalité
UNE DÉCISION JURIDIQUEMENT INDÉFENDABLE Pourquoi le Tribunal Arbitral du Sport annulera le forfait infligé au Sénégal
Qui dirige le Sénégal ?
NOS RESSOURCES NE DOIVENT PLUS ENRICHIR LES AUTRES. “L’Afrique doit servir d’abord les Africains”
DIOMAYE–SONKO ET LA TECTONIQUE DU POUVOIR : Quand les fissures du sommet traversent l’État
LA PAGE DE “L’AFFAIRE SOFTCARE” TOURNÉE : Les consommatrices soulagées
SÉNÉGAL : De nouveau sur la nécessaire et urgente refondation des institutions
(SUR)IMPOSITION DES RAPPELS DES ENSEIGNANTS, ENTRE FANTASMES, AMALGAMES ET COMMUNICATION HASARDEUSE : Des solutions à portée
PAYER LA BOURSE, STABILISER LE CALENDRIER UNIVERSITAIRE La réforme de l’enseignement supérieur et le défi du service public
Pour un Nouveau Modèle Pédagogique des Programmes d’Enseignement dans les Universités et des Instituts Supérieurs de Formation au Sénégal.
Le bruit autour de la fresque de Papa Ibra Tall à Thiès ne valait pas la peine
L’affaire Doudou Wade ou la frontière mouvante entre la parole politique et l’ordre public