Publié le 14 Mar 2025 - 10:21

L’ANSD EST UN ORGANISME CREDIBLE ET PUBLIE DES STATISTIQUES CREDIBLES BASEES SUR LA SCIENCE

 

Depuis quand  les publications de l'agence nationale, outillée dans la science mathématique des nombres en série et des prévisions qui sont des domaines extrêmement pointus en  économétrie, sont-elles contestées au Sénégal ? La collecte des données, leur traitement, leur  l'analyse, l’interprétation et la diffusion sur des bases scientifiques des informations économiques et de la société sont dévolues à l"ANSD, orfèvre en l’art. Cet organisme de collecte, d'analyste et de diffusions adossé aux normes internationales, est indépendant et constitue la seule  référence scientifique en la matière. Ce  qu'il y a lieu d'affirmer ,c’est qu' aussi bien pour les agences ANSD, BCEAO ,que les organes judiciaires ,sont en train de subir des pressions politiques pour masquer ou interpréter  des réalités économiques tangibles comme le dédit par lui-même de la cour des comptes sur ses propres  publications  ,ou, la récente déclaration du gouverneur de la BCEAO qui vient de dire urbi et orbi que la dette du Sénégal est soutenable et qu’" il n’y avait pas lieu de tirer sur la sonnette d'alarme , ni d'être pessimiste, à l'heure de l'exploitation du gaz et du pétrole, confirmant le ministre de l'économie et du plan , lesquels sont en porte à faux avec  le catastrophisme sur les chiffres qui nous  ont valu deux dégradations de  la  notation du Sénégal.  

Quelque part, il y a la magie des chiffres ou leur relativité comme l’affirmait Aristote pour l’importance des chiffres et des nombres dans la construction de l’univers ; Il faudra les interpréter avec parcimonie. Pour les statistiques du trafic portuaire qui est le baromètre physique du dynamisme de l'activité économique, il suffit de constater de visu la baisse drastique  des entrées- sorties des navires pour se rendre compte du phénomène extraordinaire de dégringolade, cela saute aux yeux, en dépit des dénégations du DG du port qui soutient mordicus que les activités portuaires sont en hausse. Les recettes budgétaires sont en train de chuter drastiquement consécutivement à la baisse des investissements et de la croissance dans notre pays, constituant la meilleure manière de creuser le déficit  et d'amoindrir la soutenabilité de la dette.  Il faut se rendre compte que la baisse des recettes est la pire des choses. La dette n'est pas un problème en elle-même tant qu'il y a croissance  économique  pouvant générer une bonne accumulation interne du capital et une croissance des recettes.  C’est malheureusement ce que tente de masquer le DG du port dérouté probablement par des dégradations économiques en 2024 et  celles en cours pour 2025.  

C’est à croire que  nous  sommes à l'heure de la post-vérité, de  l’amateurisme, de la veulerie, de l’irresponsabilité, en somme, de tous les maux du monde.

Attention, il y a péril à bord qui demande l'application de mesures d" urgence pour desserrer l'étau qui est en train d'asphyxier l'économie sénégalaise avec la baisse tendancielle de recettes qui semble suivre un trend  .Une véritable perfusion devient nécessaire au risque de précipiter la chute. Par exemple, faire en sorte d'obtenir avec les bailleurs de fond le rééchelonnement du service de la dette et de nouvelles facilités de décaissement pour de l'argent frais ou même procéder à l'annulation de certaines dettes ( le président Abdoulaye Wade était parvenu à obtenir l'annulation de certaines dettes non commerciales auprès du président  James Wolfensohn de la banque mondiale) , mais aussi  ,  d'appuis budgétaires de grands pays  amis .

 

Kadialy Gassama, Economiste

Rue Faidherbe X Pierre Verger

Rufisque

 

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