Publié le 18 Feb 2021 - 05:47
LES DIRIGEANTS POLITIQUES AFRICAINS ET LEURS PEUPLES

Quand la politique enrichit un CLAN et appauvrit tout un peuple

 

"Les citoyens savent d'où ils viennent et l'homme d'État a l'obligation de les emmener là où ils espèrent devoir aller."

La nature ayant horreur du vide, ce qui justifie cette assertion :

"C'est l'élite politique et gouvernementale qui prend le relais d'un antagonisme populaire absent, en tirant plusieurs bénéfices."

La bonne gouvernance, clé de voûte d'une émergence économique et sociale partagée équitablement, et jetant ainsi inexorablement les bases de la dignité humaine. Les peuples opprimés d'Afrique longtemps asservis et exploités jusqu'ici, ne réclament que ça. Les penseurs ont  l'habitude de ressasser que la politique est l'art de servir la cité et que gouverner c'est prévoir. Dès lors, il devrait être impératif, une condition sine qua non pour chaque dirigeant politique de mériter la confiance que son peuple lui a accordée en le portant à la magistrature suprême.

La bonne gouvernance devrait être  leur cheval de bataille, leur serment inviolable qui les lie à leur peuple. N'est-ce pas un signal fort, lancé à ceux ou celles dont leur seule confiance aura suffit pour mettre sur orbite leurs dirigeants politiques. Vous revient dès lors, l'impératif devoir de les servir et non de vous servir à satiété. Il y a des choses impensables qui ne devraient jamais se passer dans nos si pauvres manquant de tout. Aucun politicien africain ne devrait accepter d'exiber des milliards comme sa fortune. La décence morale devrait même l'interdire. Car les chaos sont visibles.

La santé, l'éducation, l'emploi, l'environnement, la sécurité, la formation, les infrastructures. Tout est à refaire dans nos pays. La bonne morale devrait vous conduire à vous occuper exclusivement du destin radieux de vos peuples; des indépendances à nos jours. Malheureusement, le spectacle auquel nous assistons sous forme de redondance sans fin ni répit de façon sempiternelle sur la scène politique, n'est que désolation et honte. Les scandales financiers à travers les détournements de deniers publics, de l'aide publique au développement, des deniers émanant de la coopération internationale (Union européenne, États-Unis d'Amérique : usaid, millenium challenge, Chine, Turquie, Japon, fonds saoudiens, fonds kowetiens, fonds qataris, fonds luxembourgeois, fonds taïwanais, fonds des Emirats Arabes Unis, entre autres). Les modes de financements et de détournements d'objectifs se suivent et se ressemblent sans que personne n'y prenne garde pour arrêter l'hémorragie. Les peuples africains continuent à être vidés de leur sang, de leur sueur et de leur unique et seul espoir de pouvoir savourer une vie faite de bonheur et d'espérance.

Les peuples opprimés d'Afrique continuent de souffrir le martyr de la déchéance morale les menant inexorablement vers des lendemains d'incertitudes. Vivement pour que nouvelles consciences surgissent pour relever les innombrables défis qui nous interpellent. N'est-ce pas une panacée qui servirait de clé de voûte à l'impératif du décollage économique de tout un CONTINENT.

J'affirme et je maintiens que la situation délétère dans laquelle se trouvent nos États ira crescendo tant que la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire ne sera pas effective. Que chacun de ces trois pouvoirs fasse son travail au nom de l'intérêt supérieur de la nation. Que chaque dirigeant politique africain interroge sa conscience en plaçant devant soi le Commandeur des croyants, Celui qui donne la vie et décrète la mort, le ressuciteur des âmes perdues, Celui qui est redoutable dans les châtiments mais aussi le très miséricordieux.

Chers dirigeants politiques au pouvoir, cessez d'assoiffer vos peuples, cessez de les appauvrir en avoir et savoir et rendez-leur leur liberté d'esprit.

Ndiapaly GUEYE

journaliste indépendant

email : ndiapalygueye@yahoo.fr

 

Section: 
Le défi africain du temps long
QUAND LE TALENT NE SUFFIT PLUS : Les leçons du match Sénégal–Belgique au prisme du Seuil de Thiam (Seuil de Pertinence Stratégique)
DÉFENDRE LA CONSTITUTION, C'EST D'ABORD DÉFENDRE LE DROIT : Quelques observations sur la Déclaration du Réseau des Universitaires pour la Défense de la Constitution et de la démocratie du 29 juin 2026
LE SOMMET DU G7 À ÉVIAN : Une ambition affichée, mais des limites structurelles persistantes
MOURDIAH ET NARA : Le JNIM et la conquête des fonctions étatiques
ASSEMBLÉE NATIONALE : AU NOM DE LA DÉMOCRATIE, IL EST TEMPS DE DÉCIDER Appel de 143 personnalités pour l’adoption de la révision constitutionnelle
NOUVEL ARTICLE 92 DE L'AVANT-PROJET REPRIS PAR LA PROPOSITION DE RÉVISION CONSTITUTIONNELLE : L’intrusion du Juge dans l’Hémicycle
ÉPISTÉMOLOGIES DU SUD : CAPITAL HUMAIN ET PLANS TACTIQUES Temps long vs posture tactique dans le Sénégal contemporain
DU TERRAIN DE FOOTBALL AU CORPS FÉMININ : Quand une défaite sportive révèle les normes sociales du corps au Sénégal
APPEL HSF POUR 40 MIGRANTS SÉNÉGALAIS EMPRISONNÉS EN MAURITANIE “Ils meurent à petit feu”
MOBILITÉS HUMAINES- SPORT ET CULTURES : Une coupe du monde raciste, xénophobe et discriminatoire !
CONCILIER LES AMBITIONS SOUVERAINES DU PEUPLE AVEC LES EXIGENCES DE RIGUEUR DU FMI Un exercice cornélien pour le nouveau gouvernement ?
De la nécessité d’une réforme de l’enseignement à la nécessaire rééducation de l’intelligentsia au Sénégal
MES CONSEILS AU DUO DIOMAYE-SONKO : Tout est possible !
Lettre ouverte à Monsieur Bacary Sarr, Ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement
CONCERTATIONS NATIONALES : L’économie ne peut plus attendre
AU-DELÀ DES RÉFORMES : Refonder l’éducation sénégalaise pour bâtir le capital humain du XXIe siècle
SÉNÉGAL : Quand gouverner sans la majorité devient le défi démocratique
Petite reflexion sur la figure messianique au Sénégal
Au fond des pensées d’un homme