Publié le 19 Nov 2013 - 11:59
MANOEUVRES POLITIQUES

 Les clins d’oeil de Macky au Pds

 

Où Macky Sall pourrait-il recruter de nouveaux alliés pour lancer sa fameuse «recomposition» en cours si ce n'est au coeur de la famille politique qui l'a vu grandir ? Si son actuelle majorité vit une crise profonde, son opposition, incarnée par le PDS, n'est pas mieux lotie...

Que les nuits dakaroises étaient fortes en rencontres inimaginables il y a quelque temps encore ! Ce n'est pas seulement «Benno Bokk Yakaar» qui a des problèmes ! Des figures du Pds et des cadres libéraux entament des approches très intelligentes avec le pouvoir de Macky Sall. Intelligentes dans le sens où elles sont sibyllines, discrètes, mais très motivées ; C'est ainsi que le réseau des anciens de la Cellule Initiatives et Stratégies (CIS) que le président Macky Sall a eu à diriger voit ces jours-ci beaucoup de ses membres se rapprocher de l'APR.

«Il faut de la visibilité pour décliner des ambitions que peuvent nous autoriser nos compétences», sérine un ancien ponte libéral qui sollicite l'anonymat car, selon lui, paradoxalement, ce qui devait être la situation pour le parti au pouvoir l'est pour l'opposition principalement incarnée par le PDS. «Car, c'est entre nous qu'on se tire entre les pattes», ajoute-t-il. Dernièrement, Serigne Mboup, ancien patron de la CIS et ex-DG de PETROSEN, a été recasé à son poste de PCA de la SAR (Société Africaine de raffinage) par Macky Sall en remplacement de Ameyrou Gningue, le baron politique de Mérina-

Dakhar, dans le département de Tivaouane. Et ce n'est qu'un exemple... Les communiqués du Conseil des ministres sont chaque jeudi l'occasion de voir que les rangs des cadres libéraux s'espacent. Par doses homéopathiques, beaucoup de «cadres» qui ont eu à travailler avec Macky Sall entre 2004 et 2007 reviennent aux affaires, alors que l'actuel président de la République était entre les ministères, la Primature et le perchoir de l'Assemblée nationale.

Si le palais a senti cette opportunité politique et a décidé de l'exploiter, c'est que son opposition est mal en point. Cette situation est liée à la situation de «ni guerre, ni paix» que vit le parti de Me Wade où plusieurs clans s'affrontent. Une «armée mexicaine», pour tout dire... Le coordonnateur national du PDS, Oumar Sarr, ayant du mal à faire l'unanimité autour de sa personne, diverses sensibilités ont commencé à essaimer, même les plus incongrues.

Désormais, quatre camps ont fait leur apparition dans le secteur libéral et le pouvoir en profite : celui de la VDN, siège du parti, conduit par le maire de Dagana et patron officiel Oumar Sarr ; la mouvance parlementaire dirigée par le stratège Modou Diagne Fada ; les historiques qui ne se revendiquent que du président Wade (dont Idrissa Seck espère un jour avoir les faveurs) ; et les inconditionnels de Karim Wade qui voient dans la traque des biens mal acquis une occasion d'ouvrir un boulevard pour le fils de leur mentor, après bien sûr qu'il aura soldé ses comptes avec la Justice. En un mot comme en cent, plus personne ne commande à personne au sein du principal parti d'opposition.

 

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