Publié le 3 Jan 2014 - 06:07
NOTE DE LECTURE – L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR SOUS CONTRAT, LA GOUVERNANCE DES UNIVERSITES A L'EPREUVE» (MAMADOU SY ALBERT)

 Les actualités brûlantes d'une question majeure

 

«L’Enseignement Supérieur Sous Contrat, la gouvernance des universités à l’épreuve». C’est le  titre du dernier ouvrage de Mamadou Sy Albert, chargé de communication à l’Université Cheikh Diop. L’auteur pose un regard serein sur la situation conflictuelle de l’institution universitaire. Il alerte l’opinion publique sur les faiblesses du Contrat de Performance tout en restituant toute la stratégie des options de la Performance.

Après son premier ouvrage portant sur les cinquante ans de l’Ucad, le journaliste consultant revient sur  l’évolution de la première université du Sénégal depuis sa création en 1957, sur  les conflits structurels et idéologiques  entre l’élite universitaire et le pouvoir central  pour la préservation  ou non de l’autonomie des administrations universitaires.

Enfin, il esquisse les grandes orientations d’une réforme  académique et sociale en profondeur dans le contexte de l’après Concertation Nationale sur l’Avenir de l’Enseignement Supérieur et d’une gouvernance universitaire concertée. Un livre d’une brûlante actualité préfacé par Ousmane Joseph Diop, Président du Conseil d’Administration de l’Université de Thiès.

Cinq grandes questions sont au cœur de la « gouvernance des universités à l’épreuve ». Il s’agit, notamment de l’Enseignement Supérieur à l’ère des Contrats de Performance, un aperçu historique des réformes de l’Enseignement Supérieur, l’Avenir de l’Enseignement Supérieur, la gouvernance universitaire et  l’élite universitaire dans la gouvernance.

Chacune de ces préoccupations majeures de l’essayiste fait l’objet d’un traitement qui obéit  à la volonté de l’écrivain de  faire comprendre la portée de chaque question à travers : son présent, son passé et son avenir immédiat, à moyen et long terme, le sens et les mutations en jeu.

A ce titre, il rappelle tout au long de son ouvrage des éléments d’histoire par exemple, en matière de projet de réforme, de réformes, de gestion des conflits entre les pouvoirs publics et la communautaire universitaire en général, et singulièrement avec les syndicats des enseignants et les amicales et, ou  de gouvernance.

Ce procédé d’écriture relève du souci d’aider à faire comprendre ce qui est récurrent dans l’espace académique, ce qui est nouveau  et le futur se dessinant à l’horizon des universités sénégalaises désormais sommées de revoir tout leur fonctionnement interne en fonction de nouveaux critère : l’efficacité, de l’efficience et  les résultats en fonction des coûts.

Les expériences de réforme dans les universités européennes, américaines et canadiennes méritent d’être revisitées par les acteurs, décideurs et partenaires des universités publiques. Chaque pays doit se doter de son propre projet de réforme en fonction de ses réalités culturelles, sociales et politiques et de l’histoire de son université ou de ses universités.

De ce point de vue, l’’avenir de l’Enseignement supérieur du Sénégal doit être analysé sous l’angle du panafricanisme, de l’intégration des systèmes d’enseignement supérieur africain et de la mutualisation des moyens et des ressources humaines universitaires. C’est une forte conviction de l’auteur  au moment où l’université nationale est  quasi en fin de cycle en dépit de la volonté des pouvoirs  publics africains de créer des universités régionales à l’instar du reste du Sénégal.

Au total, ce livre de 252 pages d’une actualité brûlante traite aussi des Conclusions de la Concertation Nationale sur l’Avenir de l’Enseignement Supérieur en général, et singulièrement des impairs de la concertation et des risques d’une absence de consensus au sujet de l’augmentation des droits d’inscription, des mesures de réforme touchant à la pédagogie universitaire, des filières professionnelles, des débouchés des diplômés de l’Enseignement Supérieur et de  la gouvernance universitaire concertée.

Cabinet Leadership citoyen africain (L.C.A)

 

 

Section: 
DU SALOUM AUX MARCHES INTERNATIONAUX : Et si le prochain champion sénégalais était aujourd’hui un paysan ?
Requiem pour le Sahel ou le dernier voyage de Maurice Freund
BAMAKO AU BORD DE LA PARALYSIE : BLOCUS, PÉNURIES ET GUERRE ÉNERGÉTIQUE. Le sabotage de Manantali : un tournant dangereux dans la crise malienne
LE CHEMIN DE L’ESPOIR : Pour une relation Sénégal-France apaisée, souveraine et équilibrée
TURBO-RÉVOLUTION FINANCIÈRE AU SÉNÉGAL Entre orthodoxie du FMI, défi de la dette et explosion des alternatives endogènes
LE DESTIN DU PRÉSIDENT DIOMAYE : Entre démission et cohabitation forcée
LETTRE OUVERTE : À Son Excellence le Président de la République,
PROPOSITIONS DE RÉFORME-DIVORCE : Mettez juste un trait d’union
Saisine du conseil constitutionnel et dispersion de la classe politique
Commentaires sur l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution
LA RUE COMME MUSÉE : Pour une esthétique populaire de la ville africaine
Hommage à Mame Less Camara (3 ans déjà....)
YAKAAR-TERANGA : Les véritables pertes de l’État du Sénégal et les conséquences dévastatrices
YAKAAR-TERANGA : Les deux raisons du départ de kosmos
MÉMOIRE - TROIS ANS DÉJÀ : Malick Ndiaye, le veilleur de l’éthique Ceddo
REVALORISATION DE LA FORMATION DES JOURNALISTES DANS LE CADRE DU FADP ET RÔLE PIONNIER DU CESTI : Le pari de la qualité
DU TEXTE AU GESTE : L’ordre de préséance et la valorisation des élus à la lumière du décret n°99 252 du 19 mars 1999
AU SENEGAL, LES PAUVRES PAIENT PLUS POUR SE SOIGNER : Le paradoxe de notre système de santé
DE LA SUPRÉMATIE PRÉSIDENTIELLE : Entre conflits et primauté
Analyse de la décision n° 2/C/2026 du Conseil Constitutionnel