Publié le 3 Jan 2014 - 14:52
OFFICE NATIONAL CONTRE LA CORRUPTION

Nafi Ngom Keïta peut désormais démarrer ses activités

 

C'est dans la soirée d'hier que la liste complète des membres de l'Office national contre la fraude et la corruption a été rendue publique. Douze personnalités viennent ainsi rejoindre Nafi Ngom Keïta et Ibrahima Faye, présidente et vice-présidente de l'organe de lutte pour la transparence.

 

L’office national de lutte contre la corruption et la fraude (OFNAC) est désormais en état de fonctionner avec ses 12 membres. Le président de la République Macky Sall a choisi hier les autres membres devant composer l’organe chargé de veiller à la transparence dans les affaires publiques. Depuis sa création, l’OFNAC ne comptait que 2 membres : la présidente Nafi Ngom Keïta, et son vice-président Ibrahima Faye, nommés le 17 octobre 2013.

Ils sont rejoints par Amadou Niang (ancien ministre sous Wade), Amacodou Diouf (président du Congad), Codé Mbengue (Inspecteur général de la police nationale), Me Abdou Kane (avocat), El Hadj Niang (médecin), Aïssata Niang Ndiaye (ancienne ministre), Ibou Yaba Ndiaye (conseiller aux Affaires étrangères), Kayré Sow Fall (magistrate), Aminata Sakho (conseiller en Organisation) et Moctar Sow (officier supérieur de gendarmerie).

Depuis sa naissance, l’organe de lutte contre la fraude ne disposait pas encore des moyens de son fonctionnement. A cet effet, le Forum civil, par la voix de son coordonnateur général, Mouhamadou Mbodj, n’avait pas manqué de déplorer ce manque de ressources humaines et financières qui a longtemps retardé le démarrage des activités de l’OFNAC.

En outre, sa présidente, Nafi Ngom Keïta, à l’occasion d’une rencontre organisée sur la gouvernance, avait également souligné l’absence de moyens financiers et humains pour le bon fonctionnement de l’organe. Une sortie qui avait alors poussé le président Macky Sall à réagir de manière musclée pour dire qu’il n’acceptait jamais que des problèmes devant se régler au niveau interne soient exposés sur la place publique.

Ensuite, le chef de l’Etat avait déclaré, par la même occasion, que les ‘’nominations qui restent seront faites’’ et que pour la question des moyens, ‘’le ministre de l’Economie et des Finances a déjà inscrit 100 millions dans le budget, plus les 400 millions, qui compléteront à partir du 1er janvier 2014’’.

Fatou Sy et Aliou Ng. Ndiaye

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