Publié le 16 Oct 2024 - 17:08

Pauvre Culture...

 

Dommage que la culture soit encore laissée en rade. Tous les sursauts révolutionnaires à travers le monde ont eu pour socle la culture. C'est elle qui cimente les peuples et instaure un imaginaire collectif qui permet d'aller à l'assaut des défis du siècle. Le Projet  doit impérativement redonner à la culture le lustre qu'elle mérite.

L' État a intérêt à corriger cette insuffisance criarde dans son référentiel quinquennal et penser à axer son intervention autour de l’appui à la structuration des filières de l’économie créative, parallèlement aux actions favorisant l’accès et le partage des connaissances, afin de contribuer à l’émergence d’une économie de production et de diffusion de biens et services porteurs de l’identité́ et de la créativité́ des peuples par les industries culturelles et créatives. Ce concept mérite d'être revisité par le référentiel du plan d'action Sénégal 2050 qui prône la valorisation du capital humain et le changement de paradigmes.

La culture demeure profondément liée à l’Esprit du vivre-ensemble si l’on comprend que celui-ci dépasse les seuls intérêts marchands et économiques d’une société à un moment donné. Une communauté humaine sans histoire, sans culture ne peut promouvoir le patriotisme appelé par nos gouvernants.

Et sans patriotes, aucun État ne pourra  conscientiser un Esprit de défense et de souveraineté. Inversement, il ne pourra jamais y avoir de patriotisme sans un rapport amoureux à la terre des pères, et cela passe par la Culture et  son substrat émancipateur, qu’elle soit ou non déformée au prisme du roman national.

Par Khady GADIAGA

Section: 
Commentaires sur l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution
LA RUE COMME MUSÉE : Pour une esthétique populaire de la ville africaine
Hommage à Mame Less Camara (3 ans déjà....)
YAKAAR-TERANGA : Les véritables pertes de l’État du Sénégal et les conséquences dévastatrices
YAKAAR-TERANGA : Les deux raisons du départ de kosmos
MÉMOIRE - TROIS ANS DÉJÀ : Malick Ndiaye, le veilleur de l’éthique Ceddo
REVALORISATION DE LA FORMATION DES JOURNALISTES DANS LE CADRE DU FADP ET RÔLE PIONNIER DU CESTI : Le pari de la qualité
DU TEXTE AU GESTE : L’ordre de préséance et la valorisation des élus à la lumière du décret n°99 252 du 19 mars 1999
AU SENEGAL, LES PAUVRES PAIENT PLUS POUR SE SOIGNER : Le paradoxe de notre système de santé
DE LA SUPRÉMATIE PRÉSIDENTIELLE : Entre conflits et primauté
Analyse de la décision n° 2/C/2026 du Conseil Constitutionnel
De grâce ne nous faites pas ça !
SONKO MOY DIOMAYE - DIOMAYE MOY SONKO : C’est le difficile qui est le chemin
Vous n’avez même pas honte : récit d’une fraternité trahie
Refus de l’intangibilité absolue du titre foncier et fondement juridique d’une politique de récupération des biens publics irrégulièrement appropriés
CULTURE AU SÉNÉGAL : Une puissance créative entravée par ses propres failles
Les mineurs artisanaux africains méritent le développement, pas l’effacement
LE SÉNÉGAL DEVANT UN DÉTROIT D’ORMUZ FINANCIER : Explication métaphorique des TRS
L’ÉCONOMIE DES SOINS : Une condition d’autonomisation économique des femmes et de prospérité partagée au Sénégal
SÉNÉGAL–FMI Entre souveraineté proclamée et dépendance réelle