Publié le 3 Jan 2018 - 20:46
RUFISQUE EN FETE

Les lamentations des artistes

 

La situation culturelle de la ville de Rufisque n’est pas des meilleures. C’est un véritable malaise que subissent les acteurs. C’est ce que rapportent les artistes plasticiens à l’occasion des trois jours consacrés à la promotion de la culture et des arts dans la vieille ville. Ces derniers parlent d’une léthargie chronique qui d’ailleurs n’a pas manqué de déteindre sur la manifestation.

Lors de l’exposition Renaissance dédiée à feu Doudou André Ndiaye, Youssoupha Sy, le président de l’association des artistes plasticiens de Rufisque a soutenu : ‘’Il y a une absence de cadre d’expression dans la ville. Nous ne pouvons donc pas exposer nos œuvres. Cette situation est d’autant plus dramatique depuis le changement de statut du centre culturel Maurice Guèye qui servait de base aux acteurs de la ville’’. A cela s’ajoute, selon toujours lui, l’absence d’assistance de la part des autorités de la ville, cela « malgré le fait que la ville soit une ville d’histoire et de culture ».

Une situation dont le maire s’est dit conscient. En effet, Daouda Niang a décliné sa politique culturelle afin de corriger le malaise lié au secteur. Selon lui, ‘’la mairie compte mettre l’accent sur la culture pour que les populations aient le même sentiment intérieur, vivent les mêmes préoccupations et expriment les mêmes émotions pour aller ensemble vers la conquête de leur bonheur. Nous avons invité toute la population de Rufisque à une réflexion et au sortir de ces réflexions, un plan de développement durable (Pdd) a été concocté pour prendre en compte les inquiétudes des Rufisquois jusqu’en 2035’’. C’est d’ailleurs de cette même politique culturelle que découlent les 72 heures de Teunguéth en fête afin de ‘’corriger le déficit culturel et artistique et la préservation du patrimoine rufisquois’’.

PAPE MOUSSA GUEYE (Rufisque)

 

Section: 
ALPHA THIAM À KEER BIRAGO : Les écrivains plaident, le ministre promet d’agir
BATTLE NATIONAL 2026 : Thiès au sommet du breaking sénégalais
PASSATION SERVICE MINISTÈRE CULTURE, ARTISANAT ET TOURISME : Alpha Thiam et Mame Coumba Diop face aux urgences d’un secteur
PALABRE LITTÉRAIRE : La Teranga au cœur des mots et du vivre-ensemble
ATTAAYA BD 2026 : Quand la bande dessinée dessine l’avenir culturel du Sénégal
FESTIVAL “NGUENTE LI” : Les femmes percussionnistes à l’honneur
LANCEMENT OFFICIEL DES PHASES 4 ET 5 A DIAXAO-THIALY : Le maire Babacar Diop accélère la modernisation de Thiès
CULTURE, ARTISANAT ET TOURISME : Alpha Thiam face au défi de la relance
KËR NAFY : Kalista Sy ouvre une nouvelle ère des séries sénégalaises
“INDEPENDANCE TEY” Le cinéma comme mémoire vive d’un Sénégal en lutte
Tourisme
SAINT-LOUIS : 34e ÉDITION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ : Une édition pour renforcer les liens culturels et artistiques entre les pays africains
Festival international littérature
MAISON DES ESCLAVES DE GORÉE : La Fondation Tano Kora scelle le lien mémoriel entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal
AVANT-PREMIÈRE “GERMAINE ACOGNY L'ESSENCE DE LA DANSE” : Le souffle d’une vie en mouvement
FORUM DE PRODUCTION - SAINT-LOUIS DOCS Une nouvelle génération de cinéastes africains prend la parole
CLÔTURE SAINT-LOUIS DOCS 2026 : Entre émotions, triomphes et regards vers l’avenir du documentaire africain
SAINT-LOUIS DOCS 2026 : Au cœur du processus de sélection
SAINT-LOUIS DOCS 2026 : Le rôle du critique revisité face aux enjeux du documentaire
SAINT-LOUIS DOCS 2026 Le documentaire Les Voyageurs ouvre le festival sur fond de réalités migratoires