Publié le 26 Sep 2022 - 17:04
SAINT-LOUIS : AUTOROUTE TIVAOUANE – SAINT-LOUIS

Les impactés élèvent la voix et menacent 

 

Les familles impactées par le tracé de l'autoroute Tivaouane – Saint-Louis sont très remontées contre les autorités. Elles ont tenu une assemblée générale, samedi dernier, à Sanar Peulh, pour dénoncer la démarche adoptée par les autorités et les montants d’indemnisation prévus par le projet pour les déguerpir du tracé. Les centaines de familles concernées n’écartent pas de durcir le ton pour se faire entendre. 

 

Les impactés du département de Saint-Louis de la future autoroute Tivaouane – Saint-Louis étalent déjà leurs inquiétudes. Ils ont fait face à la presse pour fustiger avec la dernière énergie les nombreux dégâts environnementaux, sociaux et économiques que va engendrer la construction de l'infrastructure routière. Pour Ousmane Ndiaye, porte-parole du jour des familles impactées, ce qui leur est présenté par les autorités n’augure rien de bon à divers niveaux. "Socialement, le trajet du projet va disloquer plusieurs villages dans le département de Saint-Louis. Sur le plan de l'environnement, le projet occasionnera d'innombrables dégâts sur l'axe ciblé. Économiquement, des milliers de personnes perdront leurs lieux de travail, parce que l'autoroute y passe", a dénoncé Ousmane Ndiaye.

A ses yeux, le plus désolant dans ce projet, c'est la démarche des indemnisations des familles impactées. "La spéculation foncière est très forte dans le département de Saint-Louis. Avec la découverte du gaz dans la région, il faut débourser maintenant des millions de francs CFA pour acquérir un terrain. Donc, le collectif n'acceptera pas que les victimes soient indemnisées avec de modiques sommes qui ne leur permettront pas de se reloger", a martelé M. Ndiaye. Raison pour laquelle, a-t-il ajouté, il lance un appel au président Macky Sall et au ministre des Transports terrestres, par ailleurs maire de Saint-Louis, Mansour Faye, à intercéder en faveur des populations impactées.

Toutefois, ils ont souligné qu’aucune forme de lutte n’est à écarter pour se faire entendre. "Pour ne pas débloquer beaucoup d’argent, sur les 1 300 familles impactées, le projet veut attribuer à plus de 900 d'entre elles des terrains nus. Alors que certaines familles ont construit et habité leurs terrains, tandis que d’autres ont viabilisé et investi des millions. Nous alertons les autorités : on n'acceptera ni aujourd’hui ni demain. Sans une indemnisation normale, ils passeront sur nos cadavres pour construire leur autoroute sur nos terrains", a râlé Ousmane Ndiaye. 

IBRAHIMA BOCAR SENE SAINT-LOUIS 

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