Publié le 2 Sep 2015 - 16:21
ZOMBIES, VAUDOU, HALLUCINATIONS

Quand le cinéma africain bascule dans l'horreur 

 

Wes Craven, maître américain du film d'épouvante, est décédé le 30 août. L'occasion de (re)découvrir quelques pépites africaines d'un genre cinématographique qui inspire les réalisateurs du sud au nord du continent. Bienvenue dans l'African Horror Show !

 

House of the Living Dead (Afrique du Sud, 1974)

Réalisé par l’acteur britannique Ray Austin, ce film est malgré tout une production sud-africaine, tourné en Afrique du Sud. L’histoire se déroule au XIXe siècle autour d’un scientifique loufoque travaillant sur le transfert et le confinement des âmes. Auteur d’expériences sur les animaux, le sympathique intellectuel ne va pas tarder à se tourner vers les humains… Pourtant, contrairement à ce que son titre anglais indique, le long-métrage, au budget très limité, ne contient aucun zombie, même s’il évoque les pratiques vaudous et la magie ancienne.

Slash (Afrique du Sud, 2002)

Un vrai film du genre, signé du Sud-Africain Neal Sundström. Des effusions de sang, un peu de suspense, le tout avec des acteurs pas toujours crédibles et un scénario que d’aucuns trouveront prévisibles : Mac, chanteur du groupe de rock Slash, se rend à la ferme isolée de sa famille pour l’enterrement de sa tante. Mais, au milieu des retrouvailles familiales, d’étranges disparitions surviennent sur fond de légendes locales. Pour les adeptes de « l’horreur agricole », type ouest-américain, Slash se laisse regarder.

Mirages (Maroc, 2010)

Cinq personnes se retrouvent en compétition pour décrocher un emploi dans une multinationale s’installant au Maroc. Après un entretien, les candidats se voient proposer une épreuve pour déterminer le gagnant. Ils acceptent et embarquent à bord d’un minibus dépourvu de vitres. Après un accident, les candidats se retrouvent à errer dans le désert, confrontés à des mirages qui les renvoient à leurs peurs les plus profondes. Le film, co-production franco-marocaine réalisée par le Marocain Talal Selhami, a obtenu le Prix spécial du Festival international du film fantastique de Bruxelles.

The Blue Elephant, (Égypte, 2014)

Les films d’épouvante égyptiens sont rares, en particulier ceux qui ont engrangé 4,2 millions de dollars de bénéfices. The Blue Elephant, tiré d’un roman de Ahmed Mourad et réalisé par Marwan Hamed, raconte l’histoire de Yehia. Celui-ci va reprendre du service à l’hôpital psychiatrique d’Al Abasya, où il est chargé d’évaluer l’état de santé mentale de criminels. Mais ses retrouvailles avec une vieille connaissance l’amènent à se remémorer des souvenirs qu’il s’était efforcé d’oublier et à replonger dans un univers d’hallucinations.

 Ojuju (Nigeria, 2014)

Nolywood a aussi son lot de films d’horreur, notamment Ojuju, qui transporte le film de zombies dans la réalité d’un bidonville surpeuplé de Lagos. Pour le reste, rien de bien nouveau : une source d’eau infectée, une équipe de survie chargée de régler le problème, et des ennemis en pagaille. Cela donne tout de même un long-métrage, réalisé par C.J. Obasi, récompensé par le prix du meilleur film nigérian en 2014.

 À venir : Achoura (Maroc)

Un dernier long-métrage venu du Maroc, en coproduction avec la France, et qui devrait sortir prochainement. Achoura raconte l’histoire de trois amis d’enfance qui se retrouvent le jour où l’un de leurs amis disparu depuis 25 ans, réapparaît soudainement. Ils vont devoir alors se replonger dans leur terrifiant passé en affrontant une créature issue d’une légende marocaine. Tourné dans la région de Casablanca en janvier 2015, le film est réalisé par Talal Selhami, qui avait fait Mirages (voir plus haut) en 2010.

(jeuneafrique.com)

 

Section: 
PROJECTION PRESSE DU FILM “LITI LITI” : Une rétro sur Guinaw-Rails à l’épreuve du Train express régional
JOURNÉE MONDIALE DU THÉÂTRE Arcot retrace l’histoire de Nder et célèbre la dignité féminine
FESTIVAL STLOUIS’DOCS 2025 Plus de 50 films de 24 pays seront à l’honneur
‘’FRANCOPHONIE SUR AK SEN NDOGOU’’ : Les arts en scène, pour l’éducation
Mouvement Naby Allah
EXPOSITION EDUC’ART : La Casamance expose et l’environnement s’impose
CONTE SUR SCÈNE : ‘’Génies’’ en spectacle à Dakar
‘’HÉRITAGES VIVANTS’’ AU MONUMENT DE LA RENAISSANCE : Cuba, Colombie et Venezuela affirment leur africanité
GRAND PRIX DE L'ÉDITION AFRICAINE 2024 : Les éditions Jimsaan doublement consacrées à Paris 
CHRONIQUE - RÉFORME DU CODE DU TRAVAIL AU SÉNÉGAL : Un enjeu crucial pour le développement socioéconomique
LE GALA INTERNATIONAL DU COURT MÉTRAGE À NANTES : Un pont pour le cinéma sénégalais
NABOU CISSÉ, AUTEUR DU LIVRE "LES AILES DE FATIMA" : ‘’J’ai à mon actif plus d’une vingtaine de romans et recueils de poèmes non encore édités’’
Prix Cultura Afrique Francophone
Hommage au rappeur Youssoupha
FILM ‘’MERCATO’’ : L’avis d’agents de joueurs sénégalais
CONCERTATIONS RÉGIONALES POUR LA RÉFORME DU SERVICE PUBLIC : Thiès entame sa mue
DMX - MUSIQUES ACTUELLES : Le triomphe du ‘’jazz griots’’
La Fepaci rend hommage à feu Souleymane Cissé
Prix découverts RFI 2025
CINEFEMFEST, ‘’GËSTU NATAAL I JIGEEN’’ : Restitution des œuvres féminines et hommage à Safi Faye