Publié le 28 Feb 2025 - 12:02
HUITIÈME ÉDITION DU SIERA

Un tremplin pour la transition énergétique

 

Dans le cadre du lancement officiel du Salon international des énergies renouvelables et de l’environnement en Afrique (Siera), l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (Aner) a tenu une rencontre. Au cours de cette réunion, l’Aner a abordé les enjeux et perspectives du Siera qui se déroulera les 24 et 25 avril prochain au Grand Théâtre.

 

Placée sous le thème ‘’Énergies renouvelables et développement durable : résilience, inclusion et innovation en Afrique’’, la 8e édition du Siera se tiendra à Dakar les 24 et 25 avril 2025. Dans cette dynamique, une rencontre présidée par le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop, ainsi que par le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Daouda Ngom, s’est tenue avant-hier au Building administratif Président Mamadou Dia. Cet événement a permis de présenter les objectifs et l’importance du salon.

Selon le président du comité scientifique, Babacar Thiam, il est essentiel d’organiser des rencontres de partenariat et des séances de démonstration afin de faire du secteur de l’énergie un vecteur clé de transformation structurelle.

Il a, par ailleurs, souligné l'importance d’une transition énergétique qui prend en compte les exigences environnementales et sociales, tout en favorisant une économie durable. Selon lui, cet objectif général s’aligne sur les axes stratégiques du nouvel agenda de transformation Vision Sénégal 2050, qui s’articule autour de quatre axes : l’aménagement et le développement durable, le capital humain et l’équité sociale, la bonne gouvernance et un engagement particulier. Il a insisté sur le fait que la définition de cet objectif nécessitait une discussion approfondie sur les subventions à l’énergie. Celles-ci ont un impact significatif sur les finances publiques et doivent être repensées pour accompagner la transition énergétique, en favorisant le remplacement des combustibles fossiles par des sources d’énergie renouvelable.

D’après le professeur du comité scientifique, une telle approche permettra non seulement d’améliorer l’accès de la population à l’énergie, mais aussi de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’alléger la pression sur les finances publiques. ‘’Ce salon mettra en avant des discussions sur le financement de la transition énergétique et de l'endettement public, mais aussi sur la formation et la recherche’’, affirme-t-il.

‘’Nous allons partager nos expériences et développer des offres de formation afin d’améliorer l’employabilité, avec un objectif clair : promouvoir les énergies renouvelables et l’électricité renouvelable’’, a-t-il conclu.

Une étape cruciale pour la transformation énergétique

Ces propos ont été soutenus par le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique. Daouda Ngom a affirmé que la thématique est digne d’intérêt, car elle arrive à point nommé, vu qu’on parle actuellement de la problématique liée au changement climatique. ‘’L'avènement de la révolution industrielle du XIXe siècle a, en effet, marqué la transition d'une société agraire vers une société fortement industrielle avec l'utilisation des sources d'énergie fossile, moteur d'un développement exponentiel’’, déclare-t-il, rappelant que l'utilisation excessive des produits fossiles a entraîné une pollution de l'atmosphère, des milieux terrestres et aquatiques, en plus des émissions de gaz à effet de serre.

‘’Une transition qui, selon lui, a eu un impact en engendrant des événements catastrophiques tels qu’un frein pour le développement socioéconomique de certains pays, notamment avec des pauses du biométrique, des déficits hydriques pour l'agriculture, la pêche et l'élevage, entre autres, amplifiant aussi les régions côtières, en accentuant la désertification et la réduction de la biodiversité’’, poursuit-il.

En réponse à tous ces phénomènes, il soutient qu’il est impératif de rationaliser la consommation mondiale des combustibles fossiles. ‘’Cette approche de l'accès universel à l'énergie vise à privilégier la mise à l'échelle des énergies renouvelables pour tous les usages économiquement viables, soit un objectif de 40 % de renouvelables d'ici 2030’’, a-t-il déclaré.

Il insiste sur le fait que l'objectif interne de la stratégie de transition écologique serait de consolider une option de développement durable qui vient d'être confirmée par la vision sénégalaise.

Le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop, a quant à lui affirmé que ce forum est une étape cruciale pour accélérer la transition énergétique et environnementale en Afrique. ‘’Le thème de cette édition reflète parfaitement notre ambition commune de faire des énergies renouvelables un levier de croissance durable, un moteur de résilience face aux défis climatiques et un facteur d'inclusion économique et sociale pour tous nos concitoyens’’, dit-il. Rappelant qu’il est impératif de garantir un accès universel à l’énergie pour répondre aux enjeux environnementaux et climatiques.

‘’Si tous les pays africains qui ont du gaz s'étaient décidés à exploiter intégralement leur gaz, je suis bien conscient de la redondance, ils ne contribueraient aux émissions de gaz à effet de serre qu'à hauteur de 0,5 %’’, déclare-t-il fermement. Autrement dit, ‘’si l'on analyse, les émissions de gaz à effet de serre liées à l'exploitation du gaz sont presque nulles, ce qui signifie qu'il peut bien servir comme une énergie de transition’’.

C’est donc un défi, bien que complexe, qui constitue une formidable opportunité pour le continent afin de se positionner à l'avant-garde des solutions énergétiques durables.

En outre, il rappelle que le Siera 2025 s'inscrit pleinement dans cette dynamique, réunissant les acteurs clés du secteur, le gouvernement, les institutions, les investisseurs, les entreprises, les startups et les experts. ‘’Ce salon est un espace unique d'échange, de partenariat et de développement de solutions adaptées aux réalités africaines’’, a-t-il conclu.

Ainsi, le Siera 2025 se place comme une vitrine exceptionnelle pour les avancées technologiques et les innovations qui façonneront le futur de l’énergie au Sénégal. ‘’Le Siera a su s'imposer comme une plateforme stratégique pour promouvoir les politiques publiques en faveur des énergies renouvelables, encourager les investissements, favoriser la coopération régionale et internationale’’, lance le Pr. Thiam, en soulignant que des sociétés en provenance de la Mauritanie, de la Chine, de la France et de la Suède seront présentes à cet événement.

THECIA P. NYOMBA EKOMIE

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