Publié le 3 Sep 2012 - 11:24
APRÈS LES INONDATIONS

La population fait preuve de solidarité

REUTERS/Joe Penney

 

 

 

Il pleuvait encore, ce dimanche 1er septembre à Dakar. Le Sénégal fait face à des inondations particulièrement graves cette année pusiqu'elles ont fait déjà une quarantaine de morts. Face à ces drames, la solidarité s’organise à travers le pays : téléthons, collectes, distributions d’aide aux sinistrés. C’est ainsi que le mouvement « Y’en a marre », groupe de rappeurs qui a beaucoup fait parler de lui quand il s’opposait à la candidature d’Abdoulaye Wade, se mobilise. Ce dimanche, les « Y’en a marre » étaient à Pikine, en banlieue de Dakar.

 

Munis de râteaux, de pelles et de brouettes, les bénévoles de « Y’en a marre » sont venus à la rescousse malgré la pluie. L’un d'eux relate : « Il y a beaucoup d’eau qui stagne ici. Il faut boucher avec du sable, sinon ça fait des maladies, parfois, quand ça fait longtemps que l’eau est là. » Difficile de travailler dans ces conditions : « Ce n’est pas facile mais il faut le faire, il ne faut pas rester les bras croisés. »

 

Un peu plus loin, c’est un autre habitant qui a envahi la cour de sa maison. « Tu vois là, toute l’eau ? Il faut que l’on sorte ça, sinon on va dormir tous les pieds dans l’eau. » Pour Fadel Barro, coordinateur du mouvement « Y’en a marre », c’est aussi ça la politique, lui qui rêve de bâtir le NTS, le Nouveau type sénégalais.

 

« Depuis le début de la saison de l’inondation il y a beaucoup de gens qui mobilisent des fonds. Il y a eu des téléthons, des gens qui entrent dans les quartiers pour demander de l’argent, et nous nous estimons que l’argent ne suffit pas. Il faut agir. Agir c’est mettre son effort, mettre son énergie au service des communautés sinistrées. C’est ça « Y’en a marre », ce n’est pas du blabla, c’est de l’action et on le fait avec les moyens de bord. Vous avez vu, on n’a pas beaucoup de brouettes, on a juste quelques pelles et des sacs de sable que nous transportons avec nos mains jusqu’à ce que les gens comprennent qu’il faut agir. Parce que dans ce pays-là, tant qu’on parle, on n’ira pas loin, il faut qu’on agisse ! »

 

Rfi

 

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