Publié le 17 May 2024 - 12:14

DIOMAYE ET LE DEFI DU COÛT DE LA VIE

 

En accord avec le FMI le gouvernement de Sonko s'est engagé à ramener le déficit budgétaire de 4,9% en 2023 à 3,9% en 2024.
Il apparaît donc que les marges de manœuvre sont étroites. Il ne sera pas facile de diminuer les impôts sur les produits de consommation ou d'en augmenter les subventions.
D’ailleurs les marges de manœuvres se sont davantage rétrécies à cause du retard accusé dans l'exploitation du pétrole et du gaz. L'impact positif attendu sur les finances publiques ne sera donc pas au rendez-vous.

Dans le Sénégal d'aujourd'hui Il y a beaucoup d'urgences économiques et sociales. Tout le monde se plaint du coût élevé de la vie.
Puisque l'État ne peut pas attaquer tous les dossiers sur tous les fronts en même temps. Il doit faire des choix c'est à dire optimiser ses ressources en respectant ses contraintes budgétaires.

Faut-il sacrifier les subventions à la consommation et privilégier les subventions à la production ? La réponse à cette question est politiquement délicate. Mais sur le plan économique l'on doit toujours avoir à l'esprit que l'on ne peut pas durablement consommer ce que l'on ne peut produire.

Une relance efficiente de la production est incontournable pour créer des emplois et des richesses.

Relancer la production est la voie royale pour diminuer le coût de la vie. Si la croissance de la production repose sur la croissance de la productivité des facteurs en général et l'augmentation rapide des rendements agricoles en particulier de nouveaux emplois seront créés les revenus augmenteront et nos prix pourront baisser. Ainsi  notre économie deviendrait   plus compétitive aussi bien sur les marchés interieurs et extérieurs.

Pr Amath NDIAYE
FASEG UCAD

Section: 
Commentaires sur l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution
LA RUE COMME MUSÉE : Pour une esthétique populaire de la ville africaine
Hommage à Mame Less Camara (3 ans déjà....)
YAKAAR-TERANGA : Les véritables pertes de l’État du Sénégal et les conséquences dévastatrices
YAKAAR-TERANGA : Les deux raisons du départ de kosmos
MÉMOIRE - TROIS ANS DÉJÀ : Malick Ndiaye, le veilleur de l’éthique Ceddo
REVALORISATION DE LA FORMATION DES JOURNALISTES DANS LE CADRE DU FADP ET RÔLE PIONNIER DU CESTI : Le pari de la qualité
DU TEXTE AU GESTE : L’ordre de préséance et la valorisation des élus à la lumière du décret n°99 252 du 19 mars 1999
AU SENEGAL, LES PAUVRES PAIENT PLUS POUR SE SOIGNER : Le paradoxe de notre système de santé
DE LA SUPRÉMATIE PRÉSIDENTIELLE : Entre conflits et primauté
Analyse de la décision n° 2/C/2026 du Conseil Constitutionnel
De grâce ne nous faites pas ça !
SONKO MOY DIOMAYE - DIOMAYE MOY SONKO : C’est le difficile qui est le chemin
Vous n’avez même pas honte : récit d’une fraternité trahie
Refus de l’intangibilité absolue du titre foncier et fondement juridique d’une politique de récupération des biens publics irrégulièrement appropriés
CULTURE AU SÉNÉGAL : Une puissance créative entravée par ses propres failles
Les mineurs artisanaux africains méritent le développement, pas l’effacement
LE SÉNÉGAL DEVANT UN DÉTROIT D’ORMUZ FINANCIER : Explication métaphorique des TRS
L’ÉCONOMIE DES SOINS : Une condition d’autonomisation économique des femmes et de prospérité partagée au Sénégal
SÉNÉGAL–FMI Entre souveraineté proclamée et dépendance réelle