Publié le 14 Jul 2021 - 14:33

Haïti

 

Le monde est secoué depuis plusieurs jours par l’assassinat du président haïtien. Ce dernier inspire des logiques transposables en Afrique au leader du mouvement Tekki. ‘’Tous choqués par l’assassinat brutal du président haïtien. Haïti est la preuve que le capital social est le plus fondamental. Depuis la victoire militaire du général Dessalines contre Napoléon, les puissances occidentales ont décidé de réduire à sa plus simple expression le capital social à Haïti.

L’Etat haïtien indépendant sera un Etat failli sous la coupe réglée des Etats-Unis’’, décrypte Mamadou Lamine Diallo. ‘’Dans un État à capital social réduit, l’économie qui se met en place est toujours contrôlée par quelques groupes ou familles. A Haïti, une dizaine de familles contrôle l’économie, fournit l’eau et l’électricité et construit de temps en temps des routes. Et naturellement, c’est la pauvreté généralisée et la violence qui s’installent. Ce syndrome haïtien se met en place progressivement en Afrique.

La Somalie, la République centrafricaine sont des exemples évidents. Tout part de la destruction du capital social et des institutions’’, croit-il savoir. Mais ces pays sus cités ne sont pas les seuls guettés par ce syndrome. En effet, trouve M. Diallo, le fait que le président sénégalais, Macky Sall, veuille ‘’détruire l’opposition et capturer les institutions’’ est dangereux. ‘’C’est le sens profond de toutes les lois qu’il a fait voter par une Assemblée nationale à sa solde, l’annexe du palais : révision constitutionnelle de 2016, parrainage, Code électoral et lois sur le terrorisme, anti-manifestations. Tout cela vise à détruire le capital social que nos illustres devanciers ont cherché à construire, avec la bénédiction de ses parrains occidentaux’’, déplore-t-il.
 
‘’J’ai demandé la suppression des articles L29 et L30 du Code électoral qui constituent une arme pour écarter des opposants au projet de destruction de notre capital social, surtout ceux qui s’opposent à l’agenda pro-gay du régime de Macky Sall. BBY a rejeté mes amendements, en particulier celui qui propose que 10 % des listes aux élections territoriales soient dirigées par des femmes’’, se désole-t-il.

 

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