Publié le 17 Jun 2021 - 15:05
JOURNEE DE L’ENFANT AFRICAIN

Soham El Wardini s’engage à relever le défi d’une meilleure protection des enfants

 

Dans le cadre de la Journée de l’enfant africain, l’Hôtel de ville de la mairie de Dakar a abrité, hier, un vernissage de l’exposition-photos ‘’Un sourire pour chaque enfant’’. Une occasion pour l’édile de la capitale, Soham El Wardini, et ses partenaires de rappeler les engagements pris dans le cadre de l’initiative ‘’Zéro enfant dans la rue’’.

 

La Journée de l’enfant africain est célébrée, chaque année, le 16 juin, date du jour du massacre des enfants de Soweto, en Afrique du Sud, lors d’une marche pour leur droit à l’éducation, en 1976, et l’institution d’une Semaine nationale de l’enfant (SNE).

À cette occasion, hier, à l’initiative de la ville de Dakar et ses partenaires, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef), le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’homme (HCDH) et Save the Children, l’Hôtel de ville de la mairie de Dakar a accueilli une exposition-photos intitulée ‘’Un sourire pour chaque enfant’’.

Elle est une exposition de photographies sur les initiatives de retour des enfants en famille et de lutte contre les violences dont ils peuvent être victimes. Elle montre les conditions dégradantes et inhumaines de vie et d’apprentissage de milliers d’enfants réduits au silence. Les images ont été prises à Dakar (Pikine, Guédiawaye) et dans les régions (Bignona, Saint-Louis, à la frontière sénégalo-gambienne).

 ‘’Un sourire pour chaque enfant’’ raconte également l’émotion éprouvée par les tout-petits, lors de leur retour familial.  ‘’Certains de ces enfants avaient perdu tout contact avec leurs parents, depuis qu’ils en avaient été séparés. D’autres étaient trop jeunes au moment de la séparation, pour s’en souvenir. Des parents n’ont pas reconnu leur enfant au moment de leur retour’’, explique la spécialiste de la protection à l’Unicef, Ndèye Magatte Mbaye.

D’après elle, ‘’chaque retrouvaille a été un moment singulier et intense d’émotion. Pour ces enfants et ces familles réunies, c’est une nouvelle page qui s’ouvre’’.  Ainsi, l’exposition ‘’Un sourire pour chaque enfant’’ propose des perspectives. Elle expose des Daaras modernes qui confortent la position selon laquelle l’enfant peut bénéficier d’une excellente éducation religieuse sans être soumis à la mendicité, sans être exposé à la négligence et à la violence. Ces Daaras proposent de transmettre le savoir aux enfants tout en assurant les ''meilleures conditions d’apprentissage’’.   ‘’L’instruction religieuse au Sénégal constitue, pour les parents, un élément fondamental de l’éducation de leurs enfants. Lors des rencontres avec les enfants retournés, les parents ont manifesté leur volonté de les garder à leurs côtés pour ne plus les exposer. Ils ont saisi la souffrance subie par leurs enfants et ils reconnaissent que l’apprentissage de la religion doit pouvoir se faire à la maison, dans le village ou le quartier’’, relate le guide de l’exposition.

Quatre maisons municipales de l’enfant à Dakar

En effet, au Sénégal, des milliers d’enfants sont soumis à la mendicité forcée et arpentent toute la journée les artères des grandes villes, en quête d’une pièce de monnaie exigée par certains maîtres coraniques. La vulnérabilité des enfants aux dangers et aux violations de droits a été accentuée par l’avènement de la pandémie. 

Ainsi, à la fin de la visite, un challenge a été organisé. Il était demandé aux autorités d’écrire sur un tableau leurs engagements. Ils ont ainsi rappelé ceux pris dans le cadre de l’initiative ‘’Zéro enfant dans la rue’’, dans le contexte de la pandémie de la Covid-19.

Un sentiment de tristesse a habité l’édile de Dakar, Soham El Wardini, à la vue des photos qui montrent la maltraitance des enfants talibés.  Elle a souligné que dans le cadre du retrait des enfants de la rue, la municipalité avait mis à la disposition du ministère de la Femme, du Genre et de la Protection des enfants 12 centres socio-culturels dont trois ont servi de site de placement provisoire des enfants.

De plus, pour parvenir à relever le défi d’une meilleure protection des enfants et atteindre l’objectif de ville sans enfants en situation de rue, elle a indiqué qu’un projet de construction et d’équipement de quatre maisons municipales de l’enfant, à raison d’une maison par arrondissement, a été initié par la ville de Dakar. ‘’La phase pilote vient d’être enclenchée avec la présentation du projet aux partenaires et la signature de l'arrêté municipal portant création du comité de pilotage dudit projet, il y a quelques jours’’, a-t-elle annoncé.

Madame Wardini a insisté sur le rôle de l’Etat, des autorités territoriales et de la société civile en faveur de la protection des enfants, par ‘’la ratification de la Convention internationale des droits de l’enfant et de la Charte africaine du droit et du bien-être de l’enfant’’.  

Pour sa part, le représentant-résident du Bureau régional du HDCH,  Andréa Ori, s’est penché sur ‘’la persistance des pratiques comme la mendicité forcée, la servitude domestique des filles à des fins de traite, les abus sexuels, les mutilations génitales  féminines et les mariages précoces qui constituent autant de contraintes auxquelles font face des milliers d’enfants du Sénégal, de l’Afrique en général’’.

En effet, le Bureau du HCDH pour l’Afrique de l’Ouest, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui à la protection des enfants victimes de violation de leurs droits (PAPEV) au Sénégal, a contribué aux efforts du gouvernement ainsi que des organisations de la société civile pour protéger les tout-petits contre les effets de la Covid-19.

Selon Andréa Ori, un budget de près de 45 millions dont 20 millions destinés aux acteurs centraux, a été mobilisé et mis à la disposition pour appuyer le renforcement de l’accès aux services de  prise en charge pour les enfants victimes de violation de leurs droits et le soutien à la réintégration familiale des enfants retirés des rues au cours des opérations de retrait menées par le gouvernement en 2020.

‘’Notre action a permis de toucher directement près de 2 000 enfants et une dizaine de structures de prise en charge établies aussi bien à Dakar que dans les régions comme Saint-Louis, Fatick, Kaolack, Ziguinchor et Kolda’’, dit-il.

BABACAR SY SEYE

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