Publié le 16 May 2012 - 09:48

A l’étoile filante du sud !

 

C’est une après midi comme toutes les autres, pense ai-je. Sous un soleil déclinant ses rayons dans le terroir du couchant, une sensation de lourdeur et de torpeur envahit mon corps. L’émergence mélancolique d’une nostalgie de ma terre natale convoqua mes souvenirs d’enfance dans ma belle et verte Casamance.

 

Soudain, la voix insistante de ma chère épouse m’appela : « Viens voir la télé, tu as perdu un parent ». Me précipitant dans le salon sans me poser de questions, j’entendis la télé speakerine annoncer l’inimaginable nouvelle : « Jules François Bertrand BOCANDE est décédé ce jour...»

 

Comme un coup de foudre, électrifiant mon corps, du fond de mes entrailles, s’expulsèrent des cris de douleurs. Le lion est mort, Essamaï ! Mon frère guerrier n’est plus. Je sentis, au tréfond de mon être, dans une transcendance osmique à nul autre pareil, le tressaillement des caïlécédrats géants du Sud.

 

J’entendis au creux de mes oreilles, comme une berceuse, le chant endeuillé des femmes kagnalénes gardiennes des traditions ancestrales. Je ressentis, aussi, les sanglots des vagues de notre fleuve natal aux mille affluents, qui me confièrent dans un long murmure leurs déchirantes douleurs.

 

Émergeant de ma lourde torpeur, je compris toute la gravité du moment. Accablé de chagrins, le cœur meurtri, comme dans un état second, je m’abandonnai à mes souvenirs afin de me ressourcer de l’énergie de tes prouesses qui ont éclaboussé de joie et fait danser tout un peuple et tes fans à travers le monde.

 

Par tous les sacrifices, en ce pourquoi DIEU dans sa miséricorde t’a élu, tu as, dans un engagement et une abnégation sans mesure, transcendant la sanction qui aurait pu te conduire au renoncement de ta destiné, combler, par tes exploits historiques sur tous les stades d’Afrique et d’Europe, notre terre natale la CASAMANCE et ta nation le SENEGAL.

 

Fier d’être fils de Lion, la crinière au vent, oh mon frère ! Par des coups de pâtes de maître portant en bandoulière la devise sacrée du Djambar : « On nous tue ; mais on ne nous déshonore pas », tu as su rappeler ton attachement atavique au drapeau, à l’hymne et à la profession de foi de ta nation « Un peuple, Un but, Une foi ».

 

Le Sénégal, ton peuple, au très profond de son moi, pleure un de ses fils dont le mérite ne se conte plus. Marquant à jamais la mémoire des générations témoins, nous ne cesserons de te conter aux générations à venir, pour que la flamme héroïque qui enflamma les stades par la grâce de tes exploits, reste à jamais éternelle et continue de guider nos pas futurs.

 

Ave Césars !!! Que la grâce et la miséricorde de DIEU te comble au quintuple de bonheur et d’honneur.

 

Bernard Ousmane NDIAYE

Pikine, le 8 Mai 2012

bondiayeben@yahoo.fr

 

Section: 
PAYER LA BOURSE, STABILISER LE CALENDRIER UNIVERSITAIRE La réforme de l’enseignement supérieur et le défi du service public
Pour un Nouveau Modèle Pédagogique des Programmes d’Enseignement dans les Universités et des Instituts Supérieurs de Formation au Sénégal.
Le bruit autour de la fresque de Papa Ibra Tall à Thiès ne valait pas la peine
L’affaire Doudou Wade ou la frontière mouvante entre la parole politique et l’ordre public
La restructuration de la dette publique est-elle une solution face à la crise de l’endettement ?
NÉCROLOGIE : Christian Valantin : mémoire de notre histoire institutionnelle et diplomatique et emblème de l’unité culturelle du Sénégal
DIOM, FOULLA AK FAYDA : L’ADN immuable du sport sénégalais
CAN 2025 : Puisse la communion durer...
LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA FIFA Finale de la CAN 2025 : Quand l’impartialité devient un impératif politique mondial
SENEGAL–MAROC : Héritage commun, destin solidaire au-delà des rivalités sportives
“Zéro talibé mendiant dans la rue’’ : objectif inatteignable ?
MAROC - SENEGAL : Quand la politique tue le football !
L’île de Gorée est un lieu de révolte, de liberté et de dignité, mais pas seulement un site de mémoire victimaire de l’esclavage
PROTÉGER LE PATRIMOINE MANDINGUE Un enjeu stratégique pour l’influence culturelle du Sénégal en Afrique de l’ouest tique culturelle peut véritablement faire sens. Culture, narratifs et influence à l’ère du numérique et de l’IA
Lettre ouverte à Monsieur Amadou BÂ, Ministre de la Culture du Sénégal
Notre souveraineté à l’épreuve de la dette
LIVRE - PAR TOUS LES MOYENS : Dix voix féminines sur le monde
La politique de l'oubli et la défiguration urbaine : Une analyse historique des blessures de Dakar
Attention, nous sommes sur une pente glissante
Piratage massif des Impôts et Domaines : Le pire arrivera si l’État ne fait rien