Publié le 12 Nov 2012 - 21:06
LA CREI FACE AUX BARONS LIBÉRAUX

Le Pds prépare mots d'ordre et...cafards

 

Après la sortie du Procureur spécial contre l'enrichissement illicite présumé de sept responsables libéraux, le Parti démocratique sénégalais dénonce une tentative de destruction sous couvert de la traque des biens mal acquis.

 

Le Parti démocratique sénégalais met en garde le Procureur spécial près la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) contre tout acte qui pourrait être qualifié de forfaiture et qui exposerait leur auteur à des poursuites pour crime. Oumar Sarr et ses camarades qui tenaient hier une conférence de presse rappellent au magistrat que «la reddition des comptes devrait s’appliquer à tous ceux qui ont exercé des responsabilités durant le régime de Abdoulaye Wade, c'est-à-dire depuis 2000, sans exception». C'est pourquoi ils défendront leur «droit de résister à toute forme d’oppression conformément aux lois en vigueur» pour mettre en échec une «stratégie de diversion d’un gouvernement incapable de respecter les engagements électoraux et de satisfaire les revendications des populations».

 

Ainsi, le comité directeur du Pds qui s’est réuni jeudi dernier, demande aux militants et responsables d’être «vigilants» et de se préparer à la bataille. ‘’Le régime de Macky, après avoir déclaré qu’il respectera le droit de l’opposition, tente visiblement d’anéantir notre parti, le principal parti du Sénégal’’, regrette Oumar Sarr. Ce dernier, tout en déclarant leur détermination à faire face, demande à toutes les structures du Pds de se tenir prêtes pour appliquer les mots d'ordre issus de ses instances nationales. ‘’Nous ne les laisserons pas détruire notre démocratie et notre pays’’, promet-il.

 

«Macky Sall patauge et s'affole»

 

A propos de la situation nationale marquée, les libéraux dénoncent l’augmentation des prix des denrées de première nécessité et le non respect des engagements pris par Macky Sall pendant la campagne électorale. «Après sept mois de tâtonnement dans l’exercice du pouvoir, Macky Sall, en décapitant l'APR (…), reste toujours encadré par les pivots du régime socialiste qui avait ruiné le pays et défait en 2000 (Tanor Dieng, Moustapha Niasse et alliés)», indique le coordonnateur du parti libéral. Il «a remis en cause sa promesse électorale de mettre en place une équipe gouvernementale de 25 ministres (…) avec un Gouvernement de plus de 30 ministres, un cabinet de 18 ministres d’Etat et ministres conseillers (…). Il patauge et s'affole».

 

 

MENACES DE GRAND DEBALLAGE

 

Déballage en vue contre Macky Sall ? C'est ce qu'ont laissé entendre des responsables du Parti démocratique sénégalais (PDS) dont Omar Sarr. le coordonnateur de la formation politique libérale.

 

''Macky sait que je sais et il sait que d’autres responsables du Pds savent'', a dit le député et maire de Dagana. ''Tout le monde sait d’où [Macky Sall]) est parti (et) quelle est sa situation aujourd'hui. Jusqu’à présent, nous avons été calmes, mais s’il ne s’arrête pas, nous allons publier ce que nous savons. Nous avons déjà commencé à ouvrir nos carnets'', a averti M. Sarr. soufflant que ''Trop c’est trop ! On nous a provoqués, on engagera le combat''.

 

Vers une motion de censure contre le gouvernement

 

Allant plus loin que la simple exigence de la démission du Premier ministre Abdoul Mbaye, le PDS entend déposé une motion de censure contre le gouvernement. «Il est moralement inacceptable qu’un Premier ministre soit mêlé à une affaire de blanchiment d’argent et de recel de biens mal acquis. Par décence, Abdoul Mbaye aurait dû lui-même démissionner.» Ousmane Ngom de renchérir que M. Mbaye a «avoué publiquement avoir blanchi l’argent» de l’ancien président du tchadien Hissène Habré.

 

 

ASSANE MBAYE

 

 

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