Publié le 26 Feb 2024 - 06:34
LAURÉATE DE L'OURS D'OR DE LA "BERLINALE"

Mati Diop préoccupée par la situation politique au Sénégal

 

La réalisatrice et cinéaste franco-sénégalaise engagée, Mati Diop sacrée samedi dernier lauréate de l'Ours d'or de la Berlinale (Berlin, Allemagne) pour son film documentaire « Dahomey » portant sur la restitution d’œuvres volées en Afrique par les anciennes puissances coloniales, peinée par la situation politique qui prévaut au Sénégal, a exprimé en marge de la cérémonie de remise du prix son soutien sa aux Sénégalais « qui se battent pour la démocratie et la justice ». Elle s’est également dite solidaire du peuple palestinien et plaidé pour un « cease-fire » : « Cessez le feu » à Gaza et en Ukraine.

 

La cinéaste et artiste franco-sénégalaise engagée Mati Diop a profité de la tribune de la « Berlinale » (Allemagne), une des plus prestigieuses récompenses et 2e plus grand festival de Cinéma au monde après celui de Cannes (France) pour se prononcer, d'abord sur la situation politico-électorale tendue qui prévaut au Sénégal, son pays d'origine. « Nous faisons partie de ceux qui refusent d’oublier, nous faisons partie de ceux qui refusent l’amnésique méthode. J’exprime ma solidarité avec le peuple Sénégalais qui se bat pour la démocratie et la justice », a-t-elle déclaré. Elle s’est en outre exprimée sur la situation au Proche-Orient (conflit Israël-Hamas) et en Ukraine. « Cease the Fire » : « Cessez le feu » à Gaza, mais aussi en Ukraine », a-t-elle renchéri.

Le film documentaire « Dahomey » de l’afro-descendante Mati Diop raconte la restitution en novembre 2021 au Bénin de 26 œuvres pillées en 1892 par les troupes coloniales françaises est le deuxième film africain à recevoir l'Ours d'or, après le film sud-africain « Carmen de Khayelitsha » de Mark Dornford-May en 2005. Elle succède au Français Nicolas Philibert, Ours d'or l'an dernier. La fille du musicien-auteur compositeur et cinéaste sénégalais, Wasis Diop n’en est pas à son premier sacre. Elle avait déjà remporté à Cannes en 2019 pour son film « Atlantique », le « Grand Prix », la plus haute distinction après la « Palme d'Or ».

Malamine CISSE

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