Publié le 31 Oct 2022 - 19:55
LUTTE CONTRE LES TRAFICS DANS LES CONTENEURS EN MER

La coopération française milite pour une synergie des États de l’Afrique de l’Ouest et du Centre

 

Treize pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre étaient en Côte d’Ivoire, en cette fin du mois d’octobre, dans le cadre d’une importante session de formation sur le ciblage et le contrôle des conteneurs. L’objectif est de renforcer les capacités des pays dans le domaine de la lutte contre les trafics et fraudes de toutes sortes.

 

Ils étaient 13 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, dont le Sénégal, à se réunir en Côte d’Ivoire, du 24 au 28 octobre, dans le cadre d’un stage de formation consacré au ciblage et au contrôle des conteneurs.

Dans une note parvenue à notre rédaction, le coordonnateur régional de l’action de l’État en mer salue cette collaboration qui, selon lui, constitue un défi majeur pour l’ensemble des pays concernés. Il déclare : ‘’Nous sommes réunis pour évoquer la problématique du contrôle des conteneurs maritimes, qui constitue un défi pour l’ensemble des services chargés du contrôle des marchandises en mouvement, dans le monde entier… Au titre de la coopération française, notre première satisfaction est de vous réunir, de vous permettre d’échanger, de vous connaître et de constituer des réseaux interpersonnels qui sont souvent la clé de voûte de la collaboration entre les institutions interministérielles, inter-agences et internationales.’’

Il ressort du propos du coordonnateur régional que les mouvements de conteneurs constituent un véritable enjeu de développement et de sécurité. En guise d’illustration, il donne quelques chiffres. En 2021, informe-t-il, on estime à 650 millions le nombre de mouvements de conteneurs réalisés dans le monde. Entre 2005 et 2019, la capacité des PC a été doublée. Depuis 2008, la croissance du transport conteneurisé est en moyenne de 8 %... S’y ajoute le gigantisme des nouveaux porte-conteneurs qui rend les contrôles des marchandises transportées toujours plus aléatoires, puisque ces navires géants peuvent embarquer plus de 20 000 EVP à la fois.

‘’Ces chiffres doivent nous interpeller et nous amener à réfléchir à l’évolution de nos méthodes de travail, dans la mesure où les accords commerciaux internationaux nous imposent, par ailleurs, de ne pas entraver la fluidité des flux économiques par nos actions de contrôle’’, renchérit le représentant du chef du projet Ismi.

Selon lui, les États réunis en Côte d’Ivoire sont tous confrontés aux mêmes difficultés quant à la collecte de l’information relative aux marchandises transportées par conteneurs et l’analyse de ces informations dans le but d’optimiser l’action des équipes de contrôle portuaires. D’où la pertinence de ce séminaire de formation sur le ciblage et le contrôle.

Dans la même veine, il a relevé que le Golfe de Guinée présente de forts enjeux en matière de shipping, non seulement à l’import, mais aussi à l’export des marchandises conteneurisées, avec de nombreux ports qui ont l’ambition de devenir des ports de transbordement entre l’Europe et l’Asie.

Au-delà des enjeux économiques, il y a aussi un défi sécuritaire non négligeable. En effet, estime l’expert, il n’est plus à démontrer que toutes sortes de trafics transitent par le Golfe de Guinée (drogues, MQIF, ressources protégées de la flore et de la faune sauvage - Cites). Et l’utilisation des conteneurs, selon lui, facilite souvent les desseins des trafiquants, lorsqu’il s’agit d’importer des marchandises de fraude dans les territoires des États, mais aussi de les exporter du continent africain vers l’Europe ou l’Asie. ‘’Pour lutter contre ces trafics qui se nourrissent de l’essor du commerce international que l’usage du conteneur a largement dynamisé, il est nécessaire de disposer de savoir-faire techniques pour agir de manière pertinente. En résumé, il s’agit de ‘contrôler moins, mais mieux’. Il faut aussi et surtout disposer de connaissances et d’informations fiables, c’est-à-dire utiles, actualisées et recoupées afin d’être efficaces sans bloquer l’activité économique’’.

MOR AMAR 

 

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