Publié le 22 Apr 2021 - 12:20
SECTEUR MODERNE

La masse salariale établie à 326,0 milliards de F CFA, en fin 2020 

 

Au Sénégal, la masse salariale dans le secteur moderne s’est établie, au quatrième trimestre 2020, à 326,0 milliards de F CFA, contre 316,8 milliards, un an plutôt, soit une hausse de 2,9 %. C’est ce qui ressort du rapport de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) sur les évolutions économiques récentes. Le document, publié hier, informe aussi que le solde commercial s’est détérioré et est estimé à -568,0 milliards de F CFA, contre -520,8 milliards au trimestre précédent.

 

Les rémunérations dans le secteur moderne ont connu une légère augmentation, en fin d’année 2020. Selon le rapport de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) sur les évolutions économiques récentes, rendu public hier, au quatrième trimestre, la masse salariale dans le secteur moderne s’est établie à 326,0 milliards de F CFA. Alors qu’elle était de 316,8 milliards de francs un an plus tôt, soit une hausse de 2,9 %.

‘’Cet accroissement est consécutif à l’augmentation de la rémunération dans la quasi-totalité des sous-secteurs, hormis celui des services où il est noté une diminution de 2,0 % de la masse salariale. L’augmentation de la masse salariale dans l’industrie est en relation avec la progression de celle de la totalité des branches d’activité du secteur’’, renseigne l’ANSD.

S’agissant de la diminution de la masse salariale au niveau du secteur des services, l’agence en charge de la statistique informe qu’elle est liée principalement à la baisse des rémunérations dans les activités immobilières de 24,1 %, spécialisées scientifiques et techniques à hauteur de 21,5 % et d’hébergement et restauration de 24,9 %. Sur les quatre trimestres de 2020, la rémunération dans le secteur moderne s’est contractée de 2,3 % par rapport à celle de la période correspondante en 2019. La même source rapporte que la durée moyenne hebdomadaire travaillée est estimée à 41,3 heures au quatrième trimestre 2020, contre 41,2 heures au trimestre correspondant de l’année précédente, soit une augmentation de 0,5 %. Cette situation est expliquée essentiellement par le relèvement des heures hebdomadaires moyennes travaillées dans la construction et le commerce.

En revanche, sur la même période, le nombre d’heures hebdomadaires moyennes travaillées dans les services s’est replié et celui dans l’industrie est resté quasiment stable. ‘’La diminution des heures travaillées dans les services est en rapport avec le repli du nombre d’heures hebdomadaires moyennes travaillées dans les services de l’information et de la communication, d’hébergement et de restauration, ainsi que du transport et d’entreposage. Sur l’année 2020, le nombre moyen d'heures travaillées par semaine a fléchi de 0,3 %, relativement à celui de 2019’’, lit-on dans le document.

Légère détérioration du solde commercial

Il ressort aussi du rapport des évolutions économiques récentes que par rapport aux échanges extérieurs, pendant la période sous-revue, les exportations se sont repliées de 0,6 %, tandis que les importations ont progressé de 4,6 % en variation trimestrielle. Pour la balance commerciale, elle est marquée par une détérioration du solde commercial. Ce dernier est évolué à -568,0 milliards de F CFA, contre -520,8 milliards au trimestre précédent.

Une situation due, d’après l’ANSD, au renforcement du déficit vis-à-vis de la Finlande à hauteur de 32,8 milliards de F CFA contre 3,7 milliards au trimestre précédent ; du Nigeria, de 47,8 milliards de F CFA, contre 19,9 milliards au trimestre précédent. Mais aussi du déficit vis-à-vis des Pays-Bas de 60,5 milliards de F CFA, contre 43,5 milliards au trimestre précédent.

Toutefois, la réduction du déficit par rapport à la Chine de 76,7 milliards de F CFA, contre 96,5 milliards au trimestre précédent, a atténué cette détérioration du solde commercial.

Par rapport aux exportations, elles sont évaluées, pendant la période sous-revue, à 456,1 milliards de F CFA, contre 458,3 milliards au trimestre précédent, soit une baisse de 0,5 %. ‘’Ce repli est essentiellement dû à celui des expéditions de produits pétroliers (-30,1 %), de produits halieutiques (-11,5 %) et d’or industriel (-8,6 %). Cependant, le relèvement des ventes à l’extérieur de produits arachidiers (17,2 milliards de F CFA, contre 0,4 milliard au trimestre précédent) a atténué cette tendance à la baisse. Par rapport au quatrième trimestre de 2019, les exportations ont connu une contraction de 5,5 %. Leur cumul à la fin du quatrième trimestre de 2020 est évalué à 1 936,0 milliards de F CFA, contre 1 985,1 milliards pour la même période en 2019, soit un repli de 2,5 %’’, indique le rapport de l’ANSD.

Les exportations de l’or industriel évaluées à 124,0 milliards de F CFA

Notre source relève que les principaux produits exportés au cours de cette période, sont l’or industriel pour 124,0 milliards de F CFA, les produits halieutiques de 54,2 milliards de F CFA et l’acide phosphorique de 36,1 milliards de FCFA. Mais aussi du titane et du zircon pour une valeur de 31,1 milliards de F CFA, en plus des produits pétroliers pour 24,1 milliards de F CFA. Concernant les principaux pays clients du Sénégal, ils restent la Suisse, le Mali, l’Inde, l’Australie et la Chine.

Du côté des importations du Sénégal, elles sont ressorties à 1 024,1 milliards de F CFA, contre 979,1 milliards au trimestre précédent, soit une hausse de 4,6 %. Un relèvement justifié par l’augmentation des achats à l’extérieur de produits pétroliers de 37,2 %, de produits laitiers, de fruits et légumes de 29,9 %, de produits céréaliers de 14,9 % et de produits chimiques de 10,8 %. ‘’Toutefois, la contraction des importations de sucre et produits sucrés (-54,5 %) a atténué cette tendance à la hausse. Comparées au quatrième trimestre de 2019, les importations ont connu une contraction de 9,6 %. Leur cumul à la fin du dernier trimestre de 2020 est évalué à 4 109,7 milliards de FCFA, contre 4 229,3 milliards pour la même période en 2019, soit un repli de 2,8 %’’, explique le rapport.

Concernant les principaux produits importés, au cours de la période sous-revue, l’ANSD souligne que ce sont les produits pétroliers pour une valeur de 148,7 milliards de F CFA, les machines et appareils de 125,0 milliards de F CFA. Mais aussi des produits chimiques de 107,1 milliards de F CFA, les produits céréaliers de 90,4 milliards de F CFA et de matériels de transport et pièces détachées à hauteur de 85,5 milliards de F CFA.

Les principaux pays fournisseurs du Sénégal sont la France, la Chine, les Pays-Bas, l’Inde et le Nigeria.

MARIAMA DIEME

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