Publié le 29 Aug 2024 - 08:08

Soutien Raddho à Alioune Tine

 

Invité à l’émission ‘’Grand Jury’’ de la Radio futurs médias (RFM), le président du think tank Afrikajom Center et président d’honneur de la Raddho, Alioune Tine, a exprimé ses préoccupations quant à l’’’inaccessibilité’’ du président de la République Bassirou Diomaye Faye, tout en critiquant son apparent ‘’confinement’’ au palais présidentiel, laissant ainsi à son Premier ministre Ousmane Sonko la réalité du pouvoir.

Ces déclarations, formulées dans le style direct et incisif qui caractérise M. Tine, ont suscité l’ire des militants du Pastef, a constaté dans un communiqué reçu à ‘’EnQuête’’ la Rencontre africaine pour la défense des Droits de l’homme (Raddho). L’organisation se désole qu’au lieu de contester ses propos en apportant des preuves tangibles de l’exercice effectif du pouvoir par le chef de l’État conformément aux principes démocratiques qui garantissent la liberté d’opinion et d’expression, ces militants ont préféré recourir à l’insulte et aux menaces, visant à réduire au silence cette figure emblématique de la défense des droits humains. Il est impératif de rappeler à ces contempteurs, selon la Raddho, que les libertés d’opinion et d’expression font partie des droits fondamentaux garantis par la Constitution à chaque citoyen.

...En effet, ces droits incluent le droit de critiquer les personnalités publiques, y compris celles occupant les plus hautes fonctions de l’État. En s’attaquant à Alioune Tine pour l’exercice de sa liberté d’opinion, ces militants se rendent coupables d’agressions morales qui, dans un État de droit, devraient faire l’objet d’une enquête rigoureuse de la part du procureur de la République. En effet, se demande-t-on dans le communiqué de la Raddho, ceux qui attaquent Alioune Tine ‘’ont-ils conscience que leurs comportements constituent des formes d’agression d’une personne en raison de l’exercice de sa liberté d’opinion ou d’expression et qu’ils devraient faire, sans délai, l’objet d’une enquête diligente par Monsieur le Procureur de la  République ?’’.

La Raddho appelle ainsi les autorités sénégalaises à garantir la protection des droits de M. Tine et à prendre des mesures contre ceux qui se livrent à ces agissements contraires aux lois du pays en matière de liberté d’opinion et d’expression. Dans le cas où ces attaques persisteraient et en l’absence de réaction des autorités judiciaires, la Raddho se réserve le droit de saisir directement les juridictions compétentes afin de faire respecter les engagements internationaux du Sénégal en matière de droits humains, a prévenu l’organisation.

 

Section: 
THIÈS : Les décharges sauvages empoisonnent la vie des riverains
POLLUTION PERSISTANTE À SANDIARA : Les habitants disent étouffer
GRÈVE DE LA FSDT À KAOLACK - KAFFRINE : Le secteur de la santé paralysé
RÉVISION DU CODE DE L’ASSAINISSEMENT : Thiès ouvre le débat pour un cadre juridique adapté aux nouveaux défis
LOGEMENT DANS LE MONDE : Plus de 3 milliards de personnes privées d’un logement décent
APRÈS DEUX NOUVEAUX MEURTRES DE MINEURES : Waxjotna réclame la reconnaissance du féminicide dans le Code pénal
GRÈVE GÉNÉRALE DE CE VENDREDI : Le mot d’ordre suivi à plus de 75 %
CADRE DE VIE : Thiès prépare une nouvelle gouvernance des déchets solides
TABLE RONDE SUR DISPARITIONS FORCÉES EN GUINÉE ANNULÉE À DAKAR : Afrikajom dénonce une atteinte aux libertés publiques
BRAS DE FER CONTRE LES HABITANTS DE LA CITÉ FAYÇAL La Sogepa définitivement déboutée
SAINT-LOUIS : MARCHÉ DU SUCRE : La CSS défie les importateurs et met l’État face à ses responsabilités
LAS D’ATTENDRE LA LIVRAISON DE LEUR MARCHÉ DEPUIS 2018 : Les 2 300 impactés menacent de paralyser le TER
SENELEC - TENSIONS AUTOUR DE LA PRAB : Les syndicats lancent leur plan d’action lundi
GRÈVE GÉNÉRALE CE VENDREDI : Échec des négociations, le mot d’ordre maintenu
Conflits sociaux au Sénégal
Trafic de drogue
Ousmane Ibrahima dia prend les commandes du CORED
MORT D'ABDOULAYE BÂ À L'UCAD - 3 AGENTS DU COUD MIS EN EXAMEN : L'intersyndicale crie à l'injustice
JUSTICE – PROCÈS DE JÉRÔME BANDIAKY : Le parquet requiert cinq ans de prison ferme contre le "Sniper"
LUTTE CONTRE LE TRAFIC D’ÊTRE HUMAIN DANS 59 PAYS : 2 070 victimes identifiées et 1 024 suspects interpellés