Publié le 7 Jun 2014 - 01:07
TROIS QUESTIONS A RAFAEL LAY, CHEF D’ORCHESTRE D’ARAGON

 ''On s’accommode à la vie politique cubaine''

 

On a découvert un Aragon rajeuni, avec beaucoup de changements au niveau des instrumentistes et même des chanteurs. Où sont les pionniers ?

 

C’est vrai ce que vous dites. On a remplacé par exemple l’un des violonistes qui était devenu âgé. Il ne pouvait plus faire certaines choses et devait se reposer. Il est à la Havane à Cuba. On a dû le changer parce qu’il ne peut plus autant voyager et tourner avec le groupe. Je peux dire qu’ils sont à la retraite. On a pris de nouveaux instrumentistes. La nouvelle recrue pour le chant est aussi une star de la musique cubaine.

Il est très connu à Cuba. Lui aussi est venu parce qu’on n’avait pas le choix, notre chanteur était âgé. Quand on a vu que certains commençaient à prendre de l'âge, on a petit à petit pris de nouveaux éléments. On assiste aujourd’hui à l’émergence de la jeune génération au sein d’Aragon. Il y a beaucoup de jeunes pétris de talent à Cuba et il faut qu’on leur donne leur chance.

Quelle place occupent les ‘’Aragoncitos’’ dans ce processus de changement ?

Ils sont pris en compte. L’un des violonistes fait partie d’Aragoncitos. C’est d’ailleurs sa famille qui a monté ce projet. Petit à petit d’autres intégreront le groupe. C’est petit à petit que se font les choses. C’est selon que les uns et les autres soient encore dans les dispositions de jouer avec l’orchestra Aragon.

Comment appréciez-vous la situation politique à Cuba ?

Nous sommes là pour donner du plaisir aux Cubains ainsi qu’au monde entier. L’orchestra Aragon a 75 ans. Il a vu le jour avant le règne de Fidel Castro. Il est plus ancien. Nous, ce qui nous intéresse, c’est de montrer l’importance de la musique cubaine. On s’accommode à ce qui se passe chez nous en matière de politique. On ne compte pas faire dans la révolution ou initier de grands bouleversements. Encore une fois, on ne cherche qu’à faire plaisir aux amoureux de la salsa. 

 

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