Publié le 16 Mar 2019 - 04:15
ZONE DE LIBRE-ECHANGE CONTINENTALE AFRICAINE

20 pays ratifient l’accord

 

Seuls deux pays n’ont pas encore ratifié l’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine. Pour que celui-ci entre en vigueur, il faut le dépôt de 22 instruments de ratification. Selon la directrice du Commerce extérieur, Assome Aminata Diatta, le niveau de ratification est satisfaisant.

 

Le Comité national des négociations commerciales internationales a tenu sa première rencontre de l’année, hier à Dakar. L’objectif est de faire le point sur l’état d’évolution des négociations pour la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Pour la directrice du Commerce extérieur, Assome Aminata Diatta, il y a un niveau de ratification satisfaisant. Il faut rappeler que pour que l’accord puisse entrer en vigueur, il faut le dépôt de 22 instruments de ratification.

‘’A l’état actuel, 20 pays l’ont déjà ratifié. Il ne manque plus que deux autres pays pour atteindre l’objectif’’, fait savoir Mme Diatta. Qui précise : ‘’Il y a une différence entre ratifier et déposer l’instrument de ratification. Nous pensons que, d’ici quelques mois, nous pouvons atteindre le seuil et l’accord pourra entrer en vigueur.’’

Pour elle, le niveau de libéralisation initialement prévu est de 90 % des produits. Ces produits doivent être libéralisés, au bout de cinq ans, pour les pays en voie de développement et dix ans pour les Pma (pays les moins avancés). Sept pour cent de produits sont jugés sensibles et vont bénéficier d’une durée de libéralisation beaucoup plus longue. ‘’Lors de la réunion du Caire, poursuit la directrice, les Etats sont tombés d’accord sur ce pourcentage de 7 % des produits devant bénéficier d’une période plus longue. Il y a 3 % des produits qui seront pour le moment exclus de la libéralisation. Il y a également une clause de rendez-vous. C’est-à-dire, après cinq ans de mise en œuvre de l’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine, les Etats, s’appuyant sur les tendances, vont se regrouper pour voir si les produits exclus seront réintégrés’’.

Par ailleurs, la directrice du Commerce extérieur tient à faire savoir qu’il n’appartient pas au Sénégal d’avoir sa propre liste. Une union douanière, selon Mme Diatta, va faire le travail avec tous les pays de la Cedeao. Et une liste commune sera dressée. Aussi, un groupe de travail technique établi va devoir identifier quelques produits qu’il faudra affiner avec le secteur privé qui est le principal concerné. Ainsi, des évolutions sur les services sont notées, sachant que cette première phase concerne les biens et services.

Pour ces derniers, ce qui a été retenu est de prendre comme point de départ les engagements des Etats, surtout membres de l’Organisation mondiale du commerce (Omc). Il s’agit, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine, d’offrir aux pays du continent beaucoup plus que ce qui est donné aux pays tiers. La phase II va démarrer dès le mois d’avril. Ce qui fait que les dispositions seront prises sous peu et vont permettre d’aboutir à des résultats concrets. La question sur les règles d’origine n’est pas encore évacuée, des travaux étant en cours.  

AIDA DIENE

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