Paris fait joujou avec Brest

Face à un Stade brestois en dessous de tout, le PSG cartonne (7-0) et signe le plus large succès de son histoire en Coupe d’Europe. Place maintenant aux choses sérieuses pour l’équipe de Luis Enrique.
Buts : Barcola (20e), Kvaratskhelia (39e), Vitinha (59e), Doué (64e), Mendes (69e), Ramos (76e), Mayulu (86e) pour Paris
De par le scénario du match aller, les mots des uns et des autres et la supériorité incontestée parisienne sur les Bretons depuis le début de la saison, ce PSG-Brest de milieu de semaine avait beaucoup plus l’allure d’un seizième de finale de Coupe de France que d’un match décisif pour la suite de l’aventure en Ligue des champions. Le genre d’affiche qu’on pourrait allègrement zapper pour mater Bref.2 ou le replay de L’Île de la tentation, tant on sait comment ça va se finir. Cela n’a pas loupé : pour la quatrième fois de la saison, Paris a humilié Brest et logiquement rallié les huitièmes de finale de Ligue des champions. Tout ça pour ça.
Barcola et Kvara lancent la machine
Dans un Parc des Princes presque obligé de se draper de son ensemble de soirée, il n’y a pas vraiment de tension dans l’air à quelques instants du coup d’envoi. L’enceinte de la porte d’Auteuil est consciente de la supériorité des siens, peut-être même encore plus lorsqu’elle découvre qu’Éric Roy s’est ramené dans la capitale avec une équipe bis qui ressemble davantage à une épée en bois qu’à une fine lame japonaise. Le scénario du soir se met rapidement en place : Brest cadenasse en espérant trouver en deux passes le dos de l’arrière-garde parisienne et son tandem Sima-Baldé, tandis que Paris s’attelle à résoudre l’énigme brestoise digne d’un mauvais escape game. L’attente ne durera que 20 minutes, le temps que le collectif rouge et bleu se mette en branle et que Marquinhos sauve sur sa ligne un tir croisé de Mathias Pereira Lage qui prenait le chemin des filets.
Derrière, Paris va réciter son football : ouverture lumineuse de Fabian Ruiz, dribble intérieur de Bradley Barcola suivi d’un tir du gauche victorieux, ça y est, le PSG est devant (1-0, 20e). Au fil des minutes, les individualités parisiennes montent en puissance, à l’image d’Ousmane Dembélé et de Nuno Mendes qui commencent à donner le tournis aux seconds couteaux brestois qui ne méritaient pas ça. Le break arrive : sur un centre de João Neves dévié au premier poteau par Barcola, Khvicha Kvaratskhelia trompe Grégoire Coudert (2-0, 39e) pour son premier but en Champions avec Paris. Avant la pause, comme s’il était écrit que Brest méritait d’être puni pour n’y avoir jamais cru, Donnarumma dégoûte Pierre Lees-Melou et Neves fracasse la barre. Le calvaire des Bretons ne fait que commencer.
Brest in peace
Le deuxième acte de cette humiliation en mondovision débute par un petit sursaut d’orgueil, et ce poteau de Lees-Melou qui décidément était interdit de bonheur ce 19 février. Derrière, c’est la débandade pour les Ty Zefs : à l’entrée de la surface, Vitinha enroule et touche la cible (3-0, 59e), Désiré Doué bonifie un dribble magnifique de Gonçalo Ramos sur Brendan Chardonnet (4-0, 64e), Nuno Mendes fait de même sur un déboulé d’Hakimi (5-0, 69e) et Ramos, encore lui, y va de son petit pion histoire de se marrer un peu (6-0, 76e). Soudain, le Parc des Princes se lève et crie sa joie lorsque Presnel Kimpembe entre en jeu, près de deux ans jour pour jour après son dernier match dans son jardin. Sans contestation possible le gros événement de ce second acte presque dur à regarder tant l’écart était abyssal.
Sofoot