Altercation entre un policier et un conducteur

Une vive altercation opposant un chauffeur de minibus de transport interurbain, communément appelé « Cheikhou Chérifou », à un agent de police chargé de la circulation a suscité une vague de réactions sur les réseaux sociaux, après la diffusion d’une vidéo devenue virale ce 19 mai 2026 à Kaolack. Selon des sources proches du policier impliqué, l’incident serait survenu à l’entrée de Kaolack, sur l’axe en provenance de Tambacounda. Le chauffeur se serait signalé par un usage abusif de ses feux de route, provoquant un fort éblouissement des autres usagers de la route.
Interpellé par l’agent de police, le conducteur aurait été informé qu’il commettait une infraction liée à « l’usage de feux non conformes », avant qu’une contravention ne lui soit dressée. Mais le chauffeur aurait refusé de se soumettre à la verbalisation. D’après les mêmes sources, il aurait alors entravé l’intervention du policier en tournant autour de lui tout en proférant des propos jugés injurieux et provocateurs à l’endroit de l’institution policière. Le conducteur aurait notamment lancé : « Da nguéen nio sonal » (« Vous nous fatiguez ») et « Li ngen di def tegoolen ko si yon » (« Ce que vous faites est anormal »).
...Toujours selon les informations recueillies, le chauffeur aurait également affirmé avoir déjà été condamné à deux ans de prison ferme à la suite d’une précédente altercation avec un agent de police. Face à ce qu’il considère comme une obstruction à sa mission, le fonctionnaire de police explique avoir saisi le conducteur par le col afin de dégager la chaussée et de rétablir la circulation.
Alertés, les éléments de Police-Secours se sont rendus sur les lieux et ont conduit le chauffeur au commissariat central de Kaolack, où il a été présenté à l’adjudant de permanence. Soumis à un alcootest, le conducteur a été déclaré négatif. Après audition des deux parties, il aurait reconnu ses torts et présenté ses excuses, expliquant son comportement par un accès de colère. Il s’est ensuite acquitté de l’amende forfaitaire avant d’être autorisé à quitter les lieux. Malgré ce dénouement, la hiérarchie policière a ordonné l’ouverture d’une enquête interne confiée à la Brigade prévôtale afin d’établir toutes les responsabilités dans cette affaire largement relayée sur les réseaux sociaux.






