Publié le 14 Oct 2024 - 16:28

La suspension du Projet d'Électrification dans le Nord et l'Est du Sénégal Laisse 1 600 Localités Sans Électricité

 

L'interruption du contrat dans les régions de Saint-Louis, Louga, Kaffrine, Tambacounda et Kédougou affecte des milliers de Sénégalais, approfondissant les inégalités et retardant le développement rural.

Grave impact pour des milliers de Sénégalais suite à la suspension du projet d'électrification

L'ARCOP (Autorité de Régulation des Marchés Publics) a pris la décision de suspendre immédiatement le projet d'électrification de 1 600 localités dans les régions de Saint-Louis, Louga, Kaffrine, Tambacounda et Kédougou. Cette mesure a un impact dévastateur pour des milliers de citoyens sénégalais qui, en raison de cette interruption, resteront sans accès à un service essentiel tel que l'électricité, ce qui retarde le développement et la qualité de vie de ces communautés.

Conséquences directes pour les utilisateurs

La suspension du projet affecte gravement les zones rurales du Sénégal, où l'accès à l'électricité est essentiel pour améliorer la vie quotidienne des habitants. En restant sans le service promis, les communautés touchées continueront à faire face à :

Absence d'accès aux services de base : L'électricité est cruciale pour le fonctionnement des centres de santé, des écoles et des petites entreprises. Sans elle, la population ne pourra pas accéder à des services essentiels tels que des soins de santé adéquats, une éducation de qualité et des opportunités de croissance économique. Retard dans le développement rural : Le projet était vu comme une opportunité cruciale pour lutter contre la pauvreté et promouvoir le développement économique dans les zones reculées. L'absence d'électricité affecte directement la capacité des agriculteurs, commerçants et familles à améliorer leurs conditions de vie et leur productivité. Inégalités accrues : Cette suspension aggrave les inégalités entre les zones urbaines et rurales du Sénégal. Alors que les villes progressent dans l'accès aux infrastructures modernes, des milliers de citoyens ruraux restent marginalisés et incapables de s'intégrer à la croissance économique du pays. Irrégularités et négligences dans la gestion du projet

Le déclencheur de cette crise est la mauvaise gestion du contrat attribué à l'entreprise espagnole AEE POWER EPC, qui, après avoir reçu une avance de 7,7 millions d'euros, a détourné les fonds pour payer des primes d'assurance au lieu de commencer les travaux d'électrification. Cette action illégale viole non seulement les dispositions contractuelles, mais elle retarde également indéfiniment l'accès à l'électricité pour des milliers de personnes dépendantes de ce projet.

De plus, la Banque Santander, principal bailleur de fonds du projet, a suspendu son soutien financier, aggravant encore la situation. Tant que les irrégularités ne seront pas clarifiées, l'avenir du projet reste incertain, laissant les communautés rurales dans une situation de vulnérabilité.

Exclusion de l'entreprise locale AEE POWER SENEGAL SA

Tout au long de ce processus, l'exclusion injuste de l'entreprise sénégalaise AEE POWER SENEGAL SA a également été signalée, cette dernière ayant effectué les démarches préalables et étant la promotrice initiale du projet. Le manque de participation des acteurs locaux aggrave la situation, car il compromet encore davantage la possibilité d'une solution rapide et efficace pour l'électrification de ces localités.

Nécessité urgente d'une solution

Face à ce scénario, l'ARCOP appelle à une résolution rapide des enquêtes et à une possible restructuration du projet, afin de garantir que les fonds publics soient utilisés de manière transparente et que les communautés touchées puissent accéder à l'électricité le plus rapidement possible. Des milliers de vies dépendent d'une solution efficace et responsable.

 

MOMAR DIENG DIOP  

ESPAGNE.

Source :  https://soldecanarias.net/la-suspension-del-proyecto-de-electrificacion-en-el-norte-y-este-de-senegal-deja-sin-luz-a-1-600-localidades/

 

Section: 
Commentaires sur l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution
LA RUE COMME MUSÉE : Pour une esthétique populaire de la ville africaine
Hommage à Mame Less Camara (3 ans déjà....)
YAKAAR-TERANGA : Les véritables pertes de l’État du Sénégal et les conséquences dévastatrices
YAKAAR-TERANGA : Les deux raisons du départ de kosmos
MÉMOIRE - TROIS ANS DÉJÀ : Malick Ndiaye, le veilleur de l’éthique Ceddo
REVALORISATION DE LA FORMATION DES JOURNALISTES DANS LE CADRE DU FADP ET RÔLE PIONNIER DU CESTI : Le pari de la qualité
DU TEXTE AU GESTE : L’ordre de préséance et la valorisation des élus à la lumière du décret n°99 252 du 19 mars 1999
AU SENEGAL, LES PAUVRES PAIENT PLUS POUR SE SOIGNER : Le paradoxe de notre système de santé
DE LA SUPRÉMATIE PRÉSIDENTIELLE : Entre conflits et primauté
Analyse de la décision n° 2/C/2026 du Conseil Constitutionnel
De grâce ne nous faites pas ça !
SONKO MOY DIOMAYE - DIOMAYE MOY SONKO : C’est le difficile qui est le chemin
Vous n’avez même pas honte : récit d’une fraternité trahie
Refus de l’intangibilité absolue du titre foncier et fondement juridique d’une politique de récupération des biens publics irrégulièrement appropriés
CULTURE AU SÉNÉGAL : Une puissance créative entravée par ses propres failles
Les mineurs artisanaux africains méritent le développement, pas l’effacement
LE SÉNÉGAL DEVANT UN DÉTROIT D’ORMUZ FINANCIER : Explication métaphorique des TRS
L’ÉCONOMIE DES SOINS : Une condition d’autonomisation économique des femmes et de prospérité partagée au Sénégal
SÉNÉGAL–FMI Entre souveraineté proclamée et dépendance réelle