Je répondrai présent, tant que l’autorité me fait confiance’’

Alioune Sarr ne veut pas encore quitter la présidence du Comité national de gestion (CNG) de la lutte du Sénégal. Le médecin-chirurgien l’a dit dans l’émission ‘’Grand Jury’’ où il a abordé d’autres questions d’actualité, comme son différend avec Yakhya Diop ‘’Yékini’’ et les arbitres.
Ceux qui exigent la démission du docteur Alioune Sarr de la présidence du Comité national de gestion (CNG) de la lutte devront encore patienter. Le médecin ne compte pas quitter de son propre chef ce poste nominatif qu’il occupe depuis 1994. Il l’a fait savoir, hier, à l’émission ‘’Grand Jury’’ de la Radio futurs médias (RFM) dont il était l’invité de Babacar Fall.
Selon lui, son départ dépend du ministre des Sports qui l’a choisi et non de sa volonté. ‘’Tant que l’autorité me fait confiance, je répondrai présent. Je le ferai pour mon pays et pas pour mes intérêts personnels. Tous ceux qui connaissent très bien la lutte savent qu’Alioune Sarr n’a pas d’intérêt personnel dans ce milieu’’, a-t-il indiqué.
Le Dr Sarr dit ne pas être gêné par sa longévité (1994-2020). Il estime d’ailleurs qu’il n’y a pas usure, malgré 26 ans de présidence. ‘’Pour moi, quand on accepte une nomination, c’est parce qu’on a les aptitudes intellectuelles et physiques. Cela veut dire qu’on a la force mentale de faire face à tout ce qui pourrait se présenter devant vous. Le jour où je serai convaincu que j’ai atteint mon seuil d’incompétence, je partirai. Cette mission sera terminée forcément le jour où Dieu le décidera, parce que je n’aurai plus envie et l’autorité ne voudra plus de moi’’.
Le chirurgien-obstétrical s’est aussi prononcé sur son différend avec les arbitres et des membres du CNG comme Yakhya Diop ‘’Yékini’’. L’ex-Roi des arènes (2004-2012) a démissionné depuis des mois. Mais Alioune Sarr rassure qu’il n’y a aucun dysfonctionnement au sein de la structure d’exception qu’il dirige. ‘’Tous ceux qui parlent à travers la presse n’ont jamais posé leurs problèmes au niveau du CNG. Je n’ai de problème avec aucun membre. Ce sont certains qui ont des difficultés avec le système de fonctionnement de notre structure. Les membres d’une organisation sont obligés de se plier, s’ils veulent rester. Mais, ils ne peuvent pas rester dedans et avoir un comportement de personnes étrangères’’, précise-t-il.
Concernant la radiation de Sitor Ndour et la suspension de trois autres arbitres, le médecin spécialiste a souligné que la mesure a été prise conformément au règlement du CNG. Il dit être surpris de l’attitude de certains arbitres l’accusant d’être l’auteur de cette sanction. ‘’Ce n’est pas Alioune Sall qui a suspendu les arbitres. Le CNG a une commission de discipline et une commission juridique. La commission de règlement est indépendante dans ses décisions, aussi bien sur la forme que dans le fond’’.
La stratégie des arbitres consistant à le fusiller, lui et ses collaborateurs, dit-il, constitue, à ses yeux, un moyen pour les distraire. ‘’Notre bureau a été fusillé alors que la suspension a été prise par la commission de règlement et de discipline. Les arbitres concernés ont été tous entendus par cette commission. La sanction leur a été notifiée et ils avaient 72 heures pour interjeter appel et être rejugés par la commission juridique composée à 80 % de magistrats et d’avocats. Mais au lieu d’user des moyens de droit, ils ont préféré réagir à travers la presse’’, regrette-t-il.
La lutte, à l’image des autres secteurs, est actuellement impactée par la progression de la pandémie de Covid-19 au Sénégal. Mais le président du CNG dit ne pas compter sur l’argent décaissé par l’Etat du Sénégal pour venir en aide aux personnes touchées. Il a invité les lutteurs à se battre avec tout le monde, en même temps, pour un mieux-être de toute la population sénégalaise. ‘’L’enveloppe financière du Force-Covid-19, quelle que soit son épaisseur, ne saurait suffire à tout le monde. Donc, chacun doit se battre pour se tirer d’affaire’’, a-t-il conclu.