Publié le 18 May 2013 - 07:15
MANDAT DU PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

BSS/Thiès en phase avec Idrissa Seck

L’abrogation de la loi Sada Ndiaye demandée mercredi par le Rewmi d'Idrissa Seck a suscité un débat dans la cité du Rail. En conférence de presse hier, la coalition Benno Siggil Senegaal (BSS/Thiès) s'est mise en phase avec la proposition du maire de Thiès visant à rétablir le mandat du Président de l'Assemblée nationale dans sa durée originelle, soit cinq ans.

 

«Le rétablissement de l’équilibre au sein des institutions de la République demeure une priorité», a affirmé Pape Alioune Cissé, coordonnateur départemental de Bss. Selon lui, lorsque les députés du Parti démocratique sénégalais (PDS) ont voté la loi Sada Ndiaye, toute le monde l’avait décrié comme étant une loi scélérate qui visait une personne, en l'occurrence Macky Sall», a rappelé le responsable de la coalition BSS. «C'est pourquoi nous estimons que toute initiative ou proposition qui concourt à rétablir les équilibres au niveau des institutions est à encourager.» Et pour M. Cissé, «quelle qu'en soit l'origine, de Idrissa Seck ou d'une autre personnalité, une telle démarche doit être soutenue.»

 

«Soutien critique» au gouvernement

 

Cela dit, Benno Siggil Senegaal de Thiès a réaffirmé son ancrage dans la mouvance présidentielle. Une position liée à l’historique de cette coalition «qui a contribué fortement à la chute du régime de Wade». Toutefois ce soutien n'en reste pas moins critique par rapport à la gouvernance imprimée au pays depuis l'élection de Macky Sall à la magistrature suprême. «Même s’il y a une volonté réelle de rupture à travers la tentative de baisse des prix des denrées de première nécessité, la révision du code des impôts, la traque des biens mal acquis, a indiqué Pape Alioune Cissé, il demeure que les Sénégalais, dans leur grande majorité, ne perçoivent pas encore les retombées de ces mesures dans leur vie quotidienne.»

 

Membre du Parti de l'indépendance et du travail (PIT), le coordonnateur départemental de Bss cite pêle-mêle «l’immobilisme de l’Etat dans la gestion des crises dans l’éducation, la santé, le monde rural, mais aussi les réformes institutionnelles, les velléités de recul démocratique à travers les interdictions de marches» comme des facteurs sur lesquels l'Etat et le gouvernement gagneraient à redoubler d'efforts, «dans le sens de la satisfaction des besoins de masses populaires.»

 

 

NDÈYE FATOU NIANG

 

 

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