Publié le 13 Jun 2012 - 16:12

Réponses à des questions posées… et à d’autres !

Mounirou Sy, Directeur du BSDA

 

Il m’a été demandé de m’exprimer sur la nomination de Monsieur Mounirou Sy à la tête du Bureau sénégalais du droit d’auteur. A mon corps défendant et pour des raisons affectives, j’ai accepté de le faire, mais en faisant remarquer que cette nomination s’inscrivait dans le transitoire parce que le projet de mise en place d’une société d’auteurs était bien avancé.

 

A la question de savoir si tout de même il n’y avait pas un conflit d’intérêts du fait que M. Sy a été nommé par Youssou Ndour dont il était un conseiller, j’ai répondu que, dans ce cas, la nomination même du ministre de la Culture participerait d’un conflit d’intérêts puisque M. Ndour est artiste, promoteur culturel et ministre. J’ajoutai que, de toutes les façons, les artistes sauraient ne pas se laisser faire si la gestion du BSDA sortait de l’orthodoxie.

 

J’ai précisé que, pour ma part, je n’étais plus d’aucun combat sectoriel parce que les culturels semblent ne pas savoir ce qu’ils veulent. Et puis le BSDA ne saurait distribuer des parts qu’il n’a pas recouvrées puisque beaucoup d’entités qui devraient payer des droits ne s’en acquittent pas. Par ailleurs, nombre d’auteurs ne sont pas inscrits au BSDA ; ceux-là ne peuvent prétendre à rien (ayant révélé que je fais partie de ce lot, il serait contradictoire que j’envoie des oukases au nouveau directeur) ; d’autres sont inscrits, mais leurs œuvres ne produisent rien. A ces derniers aussi, on ne peut rien donner, contrairement à ce qu’on semble me faire dire. C’était pour moi une manière de montrer les difficultés auxquelles le BSDA se heurte dans le recouvrement et la répartition des droits d’auteur. J’ai dès lors avancé que l’Etat devrait aider à réussir cette mission en donnant les moyens à la brigade qui lutte contre le piratage et la contrefaçon.

 

En fait, les arrière-pensées, pour ne pas dire le pot autour duquel tout le monde tourne, c’est de savoir s’il n’y a pas un règlement de comptes entre Youssou Ndour et Mme Siby à cause de cette histoire de piratage qui les avait opposés et qui avait même faire dire à certains, à l’époque, que Youssou Ndour voulaient privatiser le BSDA. J’espère que non parce que, en politique, surtout au Sénégal, on trouve à ceux qui nous ont accompagnés des postes. C’est entré dans les traditions !

 

Saër Ndiaye

 

NB : Je ne suis pas inscrit au droit d’auteurs parce que, pour le moment, je reçois directement 50% de la vente de mon recueil Eclairs métis. Et comme je ne suis pas encore passé à un autre type d’exploitation, je n’ai pas d’empressement.

 

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