Publié le 4 Nov 2016 - 03:42

Senelec déroule son Plan Stratégique en vue de l’Emergence dans le domaine de l’Energie

Après l’inauguration par Mr le Président de la République Macky SALL de la centrale solaire photovoltaïque de Bokhol dans le département de Dagana, le 22 octobre 2016, voilà que Senelec rajoute une deuxième centrale de même puissance, c’est-à-dire de 20 mégawatts à Malicounda.

Ces deux faits marquent l’introduction des énergies propres dans le parc de production du Sénégal à quelques jours de la tenue de la Cop 22 à Marrakech.

En plus de participer à la satisfaction de la demande en électricité des populations, ces énergies propres ont un impact sur la baisse du coût de production du kilowattheure.

La centrale photovoltaïque de Malicounda du promoteur Kima Solaria qui sera inaugurée par Monsieur le Président de la République le jeudi 3 novembre 2016, d’une puissance de 20 MW est le fruit d’un partenariat public privé pour un cout de 22 milliards FCFA et toute l’énergie sera vendue à Senelec

L’objectif d’un mix énergétique optimisé avec 20% d’énergies renouvelables dès 2017 assigné à Senelec a pris forme avec les projets de centrales solaires ayant fait l’objet de contrats d’achat d’énergie signés entre Senelec et des promoteurs privés ; ces centrales sont :

§  Bokhol (20 MW) de Senergy 2, inaugurée le 22 octobre

§  Malicounda (20 MW), qui sera inaugurée le 2 novembre

§  Santhiou Mékhé (29,5 MW) de Synergy PV

§  Kahone (20 MW) d’Energie Ressource

§  Mérina Dakhar (29 MW) de TenEnergie

§  Sakal (20MW) de EDS-Eximag

§  Dias (15 MW), fruit de la coopération Allemande.

Ces centrales d’une puissance crête totale de 153 MW seront toutes sur le réseau de Senelec avant fin 2017.

En 2018, la centrale éolienne de Taïba Ndiaye de 150 MW et les 100 MW solaire du programme Scaling Solar verront le jour et Senelec totalisera en 2019 une puissance totale de 253 MW de solaire et 150 MW d’éolien soit près de 400 MW d’énergie renouvelable, sans compter les projets de centrales en biomasse en discussion (à partir de la combustion de déchets, plantes, …)

La puissance totale utilisable dans notre parc de production en mars 2012 qui était de 573 MW avec 66 MW de location est passée à 821 MW soit près de 250 MW rajoutés à notre offre d’énergie. Nous avons aujourd’hui une marge de 100 mégawatts tous les jours, sur une demande qui fait 560 mégawatts.

Il faut noter qu’en 2016, Senelec dispose de 42 MW d’énergie solaire en service.

Depuis 2006, l’Etat mettait parfois, jusqu’à 100 milliards FCFA chaque année pour subventionner l’électricité et éviter aux consommateurs la hausse des tarifs. Cette compensation a baissé régulièrement et en 2015, l’Etat n’a pas eu besoin de verser de compensation à Senelec. Ça veut dire qu’aujourd’hui, on est arrivé à l’équilibre. Si le baril du pétrole ne monte pas et si Senelec continue ses efforts, l’année prochaine, cela va dégager une économie au profit de la collectivité, sans compter le développement du tissu de production de notre pays pour la génération de revenus et de biens pour les populations.

Tous ces efforts dans le domaine de la Production font partie d’un projet d’entreprise contenu dans un plan global dit « Plan Stratégique 2016-2020 ».

Après avoir adressé la lancinante question des délestages, Senelec a mis en place un Plan d’Actions Prioritaires sur trois ans de plus de 250 milliards FCFA à côté d’un programme d’investissement dans l’infrastructure industrielle Production-transport-Distribution, accompagné d’une modernisation du segment du Commercial avec l’introduction des compteurs intelligents et surtout des compteurs à prépaiement dit « woyofal ».

Les consommateurs ont pu mesurer eux-mêmes les améliorations notées dans la continuité et qualité de service ; c’est ainsi que le nombre d’heures de coupures qui était de 900 heures en 2011 est passé en dessous de 80 heures en 2016.

Avec cette nouvelle Senelec en route vers l’Emergence, notre pays pourra ainsi entrer de plain-pied dans une nouvelle phase en 2022 avec l’arrivée du gaz naturel local découvert aux larges de nos côtes ; ce qui nous ouvrira une nouvelle ère pour l’énergie au cours de laquelle Senelec compte jouer un rôle de leader dans la sous-région.

Par Abdoulaye DIA, Secrétaire Général de Senelec

 

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