Publié le 16 Jun 2021 - 23:26
CENTRE DE TRANSFUSION SANGUINE

Le Sénégal a eu un gap de 65 000 poches en 2020

 

Le Sénégal n’a pas encore une sécurité transfusionnelle. Le pays a un gap énorme de poches de sang. Un défi à relever avec la construction de centres régionaux de transfusion sanguine.

 

Tous les ans, le Sénégal rencontre d’énormes difficultés dans l’approvisionnement en sang. L’année 2020 n’a pas fait exception. Le pays a eu un gap de 65 mille poches de sang. Selon un conseiller technique au ministère de la Santé et de l’Action sociale, le Sénégal n’a enregistré que 105 mille dons de sang en 2020, pour des besoins estimés à 170 mille. Le gap est énorme. C’est pour cette raison que Cheikh Tidiane Guèye a lancé un appel aux populations à donner du sang pour sauver des vies. 

‘’J’invite toutes les organisations publiques et privées à s’investir dans la sensibilisation et le recrutement de donneurs de sang pour assurer une autosuffisance en sang au Sénégal. Dans ce cadre, je souhaite une grande implication des collectivités locales pour une mobilisation de proximité. Car le don de sang est une affaire de la collectivité. L’engagement des citoyens doit être une de nos priorités’’, a-t-il rappelé. Il présidait hier la cérémonie de la Journée mondiale du don de sang.

D’ailleurs, a-t-il dit, le département a conscience que la disponibilité, l’accessibilité et la sécurité transfusionnelle sont une part importante du système de santé. C’est pourquoi le Sénégal a débuté un programme de construction de centres régionaux de transfusion sanguine (CRTS).  ‘’Le CRTS de Louga sera bientôt livré et les travaux de celui de Kaolack vont démarrer incessamment. Ce programme sera poursuivi pour doter les régions de centres régionaux de transfusion sanguine qui seront des structures bien équipées et qui vont assurer l’approvisionnement régulier des produits sanguins de qualité pour les structures de santé de leur zone’’, a renseigné M. Guèye.

Dans la même veine, le président de l’Association nationale des donneurs bénévoles du Sénégal (Andobess), Thierno Lecomte, s’est félicité de cette dynamique. Pour lui, le gap noté est dû au fait que les populations ne font pas de dons parce que n’ayant pas de centres dans leurs lieux de résidence. Par conséquent, a-t-il plaidé, il faut prioriser la construction dans chaque département administratif d’un poste de transfusion et qu’il soit implanté le plus proche possible des populations avec l’implication des collectivités territoriales.

Car, aujourd’hui, il est remarqué que 60 % des poches collectées sont obtenues à partir des collectes mobiles organisées dans les quartiers.

Par ailleurs, la tutelle s’est engagée à renforcer les structures de transfusion sanguine. Notamment en les dotant de moyens pour leur permettre de mieux assurer leur mission. Une loi sur la transfusion sanguine a été promulguée par le chef de l’Etat en juillet 2020, afin de mieux organiser le système transfusionnel et de définir toutes les modalités de la pratique. Cela, afin d’assurer une meilleure disponibilité et une bonne sécurité sur l’ensemble du territoire.

Pour la directrice régionale de l’Organisation mondiale de la santé, Dr Moeti, au cours de l’année écoulée, les stocks ont diminué dans la région africaine, dans un contexte où les restrictions à la liberté des populations empêchent les donneurs d’accéder aux sites de transfusion. ‘’Les dons de sang ont chuté de 17 % et la fréquence de collecte de santé a diminué de 25 %. La demande de sang à également baissé de 13 %, à cause de la suspension des interventions chirurgicales dans certains pays et la baisse de la fréquentation de certaines structures sanitaires’’, a-t-elle expliqué.

Environ 7 millions de patients en Afrique ont besoin de ce produit vital chaque année, selon elle.  La sécurité transfusionnelle, a-t-elle précisé, est un aspect essentiel de la prestation de soins de qualité. Car elle permet de sauver des blessés graves, les mères qui souffrent d’hémorragie pendant l’accouchement. Le sang est aussi nécessaire pour les interventions chirurgicales, les traitements de l’anémie sévère et d’autres pathologies. La durée, dit-elle, de conservation de sang étant limitée, la régularité des dons doit être pérennisée pour assurer la disponibilité du sang de qualité. 

VIVIANE DIATTA

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