Publié le 3 May 2025 - 00:13
EN FUYANT LES CRISES HUMANITAIRES DEPUIS 2014

52 000 migrants sont morts, selon l’OIM

 

D’après l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), depuis 2014, 52 000 migrants sont morts en fuyant les crises humanitaires, ce qui représente près des trois quarts (72 %) de tous les décès de migrants enregistrés dans le monde durant cette période.

 

Un nouveau rapport de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), publié avant-hier, révèle que la plupart des personnes qui meurent en migrant n'entreprennent pas des voyages dangereux par choix, mais par désespoir, fuyant l'insécurité, les conflits, les catastrophes et autres crises humanitaires.

Depuis 2014, selon le même document, plus de 52 000 personnes sont mortes en tentant de fuir des pays touchés par une crise. Cela représente près des trois quarts (72 %) de tous les décès de migrants enregistrés dans le monde durant cette période. Parmi ces décès, plus de 39 000 personnes sont décédées dans des zones de crise, souvent prises au piège dans des conditions dangereuses, et plus de 13 500 en tentant de fuir un conflit ou une catastrophe.

‘’Ces chiffres nous rappellent tragiquement que des personnes risquent leur vie lorsque l'insécurité, le manque d'opportunités et d'autres pressions les laissent sans options sûres ou viables chez elles. Nous devons investir pour créer de la stabilité et des opportunités au sein des communautés, afin que la migration soit un choix et non une nécessité. Et lorsqu'il n'est plus possible de rester, nous devons travailler ensemble pour mettre en place des voies d'accès sûres, légales et ordonnées qui protègent les vies’’, a déclaré Amy Pope, directrice générale de l'OIM.

Zones de crise : les lieux les plus meurtriers pour les migrants

Selon la même source, plus de la moitié (54 %) des décès de migrants enregistrés depuis 2014 se sont produits dans ou à proximité de pays touchés par un conflit ou une catastrophe. Par exemple, en Afghanistan, plus de 5 000 personnes sont mortes en transit, dont des milliers en fuyant le pays, à la suite des troubles politiques de 2021.

Parmi les Rohingyas du Myanmar, plus de 3 100 personnes sont mortes, dont beaucoup dans des naufrages ou lors de la traversée vers le Bangladesh. La Méditerranée centrale reste la route migratoire la plus meurtrière au monde, avec près de 25 000 personnes perdues en mer.

Malgré l'ampleur de la crise, souligne l’OIM, les migrants sont souvent négligés dans la planification humanitaire. Les évaluations des besoins et les appels à l'aide omettent souvent d'inclure des efforts ciblés pour protéger les personnes en déplacement, alors même que près d'un migrant disparu sur quatre venait d'un pays touché par une crise.

‘’Trop souvent, les migrants passent entre les mailles du filet. Et en raison du manque de données, notamment dans les zones de guerre et les zones sinistrées, le nombre réel de morts est probablement bien plus élevé que ce que nous avons enregistré’’, a déclaré Julia Black, coordinatrice du projet Migrants disparus de l'OIM et auteure du rapport.

Ainsi, l’organisation onusienne exhorte les États et les partenaires humanitaires à collaborer pour garantir que les migrants ne soient pas exclus des réponses aux crises. ‘’Cela implique d'élargir les voies légales, d'améliorer l'accès à l'aide et aux soins de santé, et d'investir dans des systèmes de données permettant de mieux suivre et protéger les personnes à risque’’, préconise le rapport.

CHEIKH THIAM

Section: 
COURSES DE CHEVAUX ET D’ÂNES À TOUBA : Le rappel à l’ordre du khalife
LEVÉES DE FONDS POUR BÉBÉS MALADES ET DÉNONCIATION DG DGPJS : Ndella Madior Diouf attendue à la Sûreté urbaine
SAINT-LOUIS : DON DE MOTOPOMPES : Les quartiers inondables soulagés
SECURITE SANITAIRE DES ALIMENTS AU SENEGAL, BURKINA ET MALI : La restauration de rue au cœur des préoccupations
CRISE DE L’ÉLECTRICITÉ Thierno Alassane Sall met en cause la gestion du secteur et écarte la thèse du sabotage
PÉNURIE DE SANG : La Présidence répond à l’appel du CNTS et vise la pérennité
JOURNEE INTERNATIONALE DES LANGUES DES SIGNES : Les chantiers de l'inclusion
RENSEIGNEMENT EXTÉRIEUR : Le Général Souleymane Kandé prend la tête de LA DGRE
COOPÉRATION EURO-AFRICAINE : L’Europe face à l’urgence de repenser son modèle de coopération
AFFAIRE KHADIM BA - TRANSACTION AVEC LA DOUANE : Me Massokhna Kane évoque un accord à un milliard
Marché de Thiaroye
Trafic de drogue
DÉSENCOMBREMENT DES VOIES PUBLIQUES : Makhtar Cissé veut briser le cycle du recommencement
RETOUR DES DELESTAGES : De l'électricité dans l'air
Détournement de mineure
GRÂCE PRÉSIDENTIELLE : 984 détenus bénéficient d’une grâce exceptionnelle
ME MOUSSA SARR A LA CONFERENCE DE LA COUR DE JUSTICE DE LA CEDEAO : « L’autorité de la justice réside aussi dans son effectivité »
LITIGE FONCIER À KEUR MOUSSA : 22,5 hectares au cœur d’un bras de fer
DÉLESTAGES - SORTIE DU DG DE SENELEC À LA RTS Senelec promet un retour à la normale jeudi
Trafic de produits psychotropes