Publié le 10 Dec 2013 - 07:10
ATTENTION

au Sénégal, il y a pire que l'Apartheid !

 

Pourtant, c'est la dure réalité : au Sénégal, il y a pire que l'Apartheid, cette ignoble pratique combattue avec succès en Afrique du Sud par un Grand Homme dont le monde tout entier salut aujourd'hui sa mémoire, suite à son décès survenu ce jeudi 05 décembre 2013. En effet, si dans ce pays, la discrimination raciale était érigée en règle, privant ainsi des populations de leurs droits les plus élémentaires, ici, ce sont des concitoyens, seulement victimes de troubles mentaux, qui sont interdits de bien-être et d'accès aux soins de santé, depuis maintenant plusieurs décennies, malgré l'existence d'une Loi n°75-80 ayant déjà tout prévu pour leur prise en charge totale et gratuite.

Certes, nous magnifions à sa juste valeur la décision du chef de l'Etat,  Macky Sall, de décréter un deuil national de trois jours en guise de solidarité à ce vaillant peuple sud-africain, meurtri, mais il serait bon également, pour sa part, de bien vouloir lancer une vaste chaîne de solidarité en faveur de tous ces malades mentaux errant  jusque dans les villages les plus reculés du Sénégal, tels des morts vivants, constituant un réel danger ambulant pour toute la population, sans exception.

L'Apartheid est un crime contre l'humanité, nous a-t-on appris depuis l'école primaire et cette belle leçon, très bien sue, est aussi valable pour la non-assistance aux malades mentaux errants. Pourtant, leur chance de guérison est extrêmement importante puisqu'ils sont presque tous récupérables, avec moins de sept cent (700) millions, pour le coût total de leur prise en charge, montant dégagé pour fêter le cinquième anniversaire du parti au pouvoir, tout dernièrement.

Donc, présentement, nous considérons le Président Macky Sall comme étant le principal responsable de ce crime perpétré sur les deux mille cent quatre-vingt-douze (2192) malades mentaux errant au Sénégal, en attente désespérément d'être libérés des mailles impitoyables de la folie. Pire, en refusant de recevoir ce grand combattant sénégalais de la liberté, Ansoumana Dione que son régime a osé mettre à tort en prison, l'année dernière, il foule aux  pieds l'enseignement voire le legs de l'illustre disparu à qui nous tenons à rendre un vibrant hommage, tout en nous inscrivant à poursuivre sa logique  sur laquelle doit se mettre tout bon citoyen.

C'est pourquoi, nous souhaiterions être programmés en audience tant attendue avec le Président Macky Sall, avant les obsèques mêmes de l'éternel Nelson Mandela, prévues le 15 décembre 2013, date qui restera gravée dans toutes les mémoires, vu la grandeur et surtout l'œuvre de l'homme. Nous ne saurions terminer sans pour autant présenter nos très sincères condoléances à l'ensemble du peuple  sud-africain avec qui nous partageons tous ces pires moments de leur existence.

Faite à Rufisque, le 07 décembre 2013

Monsieur Ansoumana DIONE,

Président de l'Association Sénégalaise pour le Suivi

Et l'Assistance aux malades mentaux (ASSAMM)

Tel: 77 550 90 82               

 

Section: 
PAYER LA BOURSE, STABILISER LE CALENDRIER UNIVERSITAIRE La réforme de l’enseignement supérieur et le défi du service public
Pour un Nouveau Modèle Pédagogique des Programmes d’Enseignement dans les Universités et des Instituts Supérieurs de Formation au Sénégal.
Le bruit autour de la fresque de Papa Ibra Tall à Thiès ne valait pas la peine
L’affaire Doudou Wade ou la frontière mouvante entre la parole politique et l’ordre public
La restructuration de la dette publique est-elle une solution face à la crise de l’endettement ?
NÉCROLOGIE : Christian Valantin : mémoire de notre histoire institutionnelle et diplomatique et emblème de l’unité culturelle du Sénégal
DIOM, FOULLA AK FAYDA : L’ADN immuable du sport sénégalais
CAN 2025 : Puisse la communion durer...
LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA FIFA Finale de la CAN 2025 : Quand l’impartialité devient un impératif politique mondial
SENEGAL–MAROC : Héritage commun, destin solidaire au-delà des rivalités sportives
“Zéro talibé mendiant dans la rue’’ : objectif inatteignable ?
MAROC - SENEGAL : Quand la politique tue le football !
L’île de Gorée est un lieu de révolte, de liberté et de dignité, mais pas seulement un site de mémoire victimaire de l’esclavage
PROTÉGER LE PATRIMOINE MANDINGUE Un enjeu stratégique pour l’influence culturelle du Sénégal en Afrique de l’ouest tique culturelle peut véritablement faire sens. Culture, narratifs et influence à l’ère du numérique et de l’IA
Lettre ouverte à Monsieur Amadou BÂ, Ministre de la Culture du Sénégal
Notre souveraineté à l’épreuve de la dette
LIVRE - PAR TOUS LES MOYENS : Dix voix féminines sur le monde
La politique de l'oubli et la défiguration urbaine : Une analyse historique des blessures de Dakar
Attention, nous sommes sur une pente glissante
Piratage massif des Impôts et Domaines : Le pire arrivera si l’État ne fait rien