Publié le 24 Sep 2013 - 03:17
CHEIKH TIDIANE GADIO, PRÉSIDENT DU MPC/LUY JOT JOTNA

«Benno Bokk Yaakaar n'existe pas»

 

 

Pour le président du Mouvement politique et citoyen muté en Mouvement panafricain et citoyen/Luy jot jotna (MPCL), la coalition Benno Bokk Yaakaar, «qui n'existe pas», connaît des difficultés prévisibles car l'état du pays n'a pas été partagé avec les Sénégalais après la défaite de l'ancien régime.

 

Invité dimanche de l'émission Grand Jury, Cheikh Tidiane Gadio, président du Mouvement panafricain et citoyen Luy jot jotna MPCL), a lié les difficultés actuelles du pays à une période qui remonte à l'élection présidentielle de février-mars 2012. A cet égard, un gros reproche est adressé à «la bande des quatre» (Ps, Afp, Apr, Rewmi) devenue depuis quelques jours «la bande des trois» après le retrait d'Idrissa Seck de la mouvance présidentielle. «L'Etat des lieux (après le départ de Abdoulaye Wade du pouvoir) n'a pas été partagé avec les Sénégalais pour qu'ils comprennent l'ampleur des défis à relever», a soutenu l'ex-ministre des Affaires étrangères.

La conséquence qui a découlé de cette démarche est que «les Sénégalais sont fatigués depuis très longtemps, et déprimés'', non sans rappeler que ''ce qui arrive à notre pays n'est pas de la responsabilité exclusive de l'actuel régime qui a hérité d'une situation politique, économique et sociale difficile''.

Dans ce registre, Gadio s'est attaqué à l'espace de la majorité présidentielle. ''La coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) n'existe qu'en tant que symbole mais non en tant qu'institution''. Selon le Président du Mouvement panafricain citoyen/Luy jot jotna, ''Benno bokk yaakaar n'existe pas''. A ses yeux, la cassure actuelle ne date pas d'aujourd'hui. ''Le malaise qui sévit dans cette coalition a commencé au lendemain de la victoire du président Macky Sall'', avec les «germes d'une contradiction» alors trop apparentes.

A propos du départ d'Idrissa Seck de la coalition, qu'il dit regretter, Cheikh Tidiane Gadio a répondu : ''Comment quitter quelque chose qui n'existe pas ?'' Selon lui, ''rester ou quitter BBY n'a plus de sens (…) d'autant plus que BBY est victime de ses propres contradictions''. Néanmoins, il a fustigé l'absence de «dialogue interne et de communication». «Aucun leader de BBY ne s'est levé pour jouer la médiation entre les deux camps'', dénonce l'ancien ministre des Affaires étrangères sous Wade.

D'autre part, le leader du Mpcl a (encore) condamné le manque de considération dont son parti est l'objet au sein de BBY. ''Nous ne sommes ni consultés, ni associés, ni informés de quoi que ce soit dans cette coalition'', a-t-il affirmé. Mais au fond, ''ni Macky Sall, ni Idy, ni Tanor ou Niasse ou tout autre leader du pays, ne peut seul régler les problèmes du Sénégal'' à l'heure actuelle. ''Nous sommes dans un temps tellement difficile, tellement critique de la situation du pays, que nous avons besoin de mettre ensemble les cerveaux, les compétences, les cadres, de mobiliser les Sénégalais, de les galvaniser autour d'objectifs nationaux'', a-t-il soutenu.

 

 

 

Section: 
IRRECEVABILITÉ DE LA PROPOSITION : Les avertissements de Me Moussa Sarr
PROMULGATION DE LA CONSTITUTION La nouvelle fatwa de Sonko
PARTI SOCIALISTE : Aminata Mbengue Ndiaye suspend toutes les réunions au siège du parti
CRISE INSTITUTIONNELLE AU SÉNÉGAL : La Coalition Diomaye Président fait bloc contre le “détournement” de la révision constitutionnelle
PROJET DE REVISION CONSTITUTIONNELLE DU GROUPE PARLEMENTAIRE PASTEF : L’APR dénonce un "rafistolage constitutionnel"
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE : Le Conseil national du Laïcat interpelle le Président Faye
GUERRE DES POUVOIRS : Le hold-up constitutionnel
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE – CONFÉRENCE DE PRESSE DE PASTEF Pastef défend sa réforme et assume le bras de fer institutionnel
REVISION CONSTITUTIONNELLE : Le PDS exige un référendum et appelle à un sursaut républicain
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE-AMANDEMENTS DE LA MAJORITÉ PARLEMENTAIRE : Le gouvernement pour une concertation avec les acteurs politiques et de la société civile
RENVOI CODES DU TRAVAIL, CONDITIONS POUR LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION : L’Assemblée déclenche la guerre
RÉVISION DE LA CONSTITUTION : Pastef dans un engrenage
THIES - REFORMES INSTITUTIONNELLES L’APR dénonce une « dérive »
POLITIQUE : Juan Branco, l’allié encombrant du Pastef
RECONFIGURATION POLITIQUE : Une drôle d'opposition
APRÈS LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL SUR OUSMANE SONKO Le FDR appelle à la constitution d’un large front contre le pouvoir
RÉINTÉGRATION OUSMANE SONKO Le Conseil Constitutionnel clôt le débat
CANDIDATURE À L'ONU : Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique en Europe
POUVOIRS DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE Entre fantasmes et réalité
TENSIONS EXPLOSIVES AU PARTI SOCIALISTES : Une motion de confiance sur fond de violents affrontements