Publié le 24 Sep 2013 - 21:56
CINÉMA - AFRIQUE

Querelle autour de la création d'un Fonds panafricain

 

 

La Fédération panafricaine des cinéastes (Fepaci) conteste la création récente d'un Fonds panafricain du cinéma et de l’audiovisuel (Fpca). Pour les contestataires, ce fonds aurait été créé par un comité ne disposant pas de mandat pour le faire.

 

Secrétaire général de la Fédération panafricaine des cinéastes (Fepaci), Cheikh Oumar Sissoko a récemment émis un communiqué à travers lequel son organisation conteste la création d'un Fonds panafricain du cinéma et de l’audiovisuel (Fpca) à Tunis, en juillet dernier. Pour M. Sissoko, la raison est que ce fonds a été mis en place par le Comité d’orientation transitoire (Cot), une structure de la Fepaci dirigée par le cinéaste tunisien Ferid Boughedir, mais qui ne disposerait pas du mandat pour cette initiative.

''Le Cot n’est pas habilité à créer une association chargée de la gestion du Fpca en dehors de la structure officielle des cinéastes africains et de la diaspora qu’est la Fepaci. Aussi, la Fédération panafricaine des cinéastes rejette la décision de création de cette association ainsi que toutes les décisions y relatives'', écrit à ce sujet Cheikh Oumar Sissoko. D'après lui, la décision de création de ce fonds par ledit comité constituerait une violation des résolutions adoptées par son dernier congrès, tenu à Johannesburg en mai dernier.

En conséquence, la Fepaci a retenu d’appeler tous ses acteurs et partenaires à prendre acte de sa décision et de ne pas reconnaître la légitimité du fonds en question. Elle a en outre décidé de convoquer une réunion des membres du Bureau fédéral dans les meilleurs délais en vue de se pencher sur la question de la mise en place du Fpca sur le continent et sous la direction effective de la Fepaci.

Saluant l’engagement de ses partenaires dans le processus de mise en œuvre du Fpca, le bureau rappelle que cela doit être l’occasion d’une mobilisation solidaire de tous les acteurs du cinéma africain en vue de dynamiser les capacités de production endogènes. Et aussi d'asseoir, à terme, des industries nationales du cinéma et de l’audiovisuel en Afrique capable de contribuer à la renaissance culturelle du continent africain.

 

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