Publié le 5 Oct 2012 - 10:05
FOURNITURES SCOLAIRES

Dans l’antre du grenier des “par terre“ de Colobane

 

C’est demain la rentrée des classes. Au marché de Colobane, c’est déjà la course vers les livres d’occasion et autres fournitures. Dans ces librairies à ciel ouvert, plus connues sous le nom de “par terre“, le troc est même admis. Commerçants et clients y trouvent leur compte.

 

A la rentrée des classes, les librairies “par terre“ de Colobane retrouvent leur monde. Pourtant, ce lieu était devenu méconnaissable suite à l’incendie qui avait ravagé toutes les cantines, le 2 décembre 2011. Aujourd’hui, c’est un autre décor qui se présente. Ce lundi, 1er octobre, l’affluence est au rendez-vous au niveau de ce petit coin du célèbre marché de Colobane.

 

Devant son étal, le vieux commerçant Cissé fait le marchandage avec une dame qui a par devers elle d’anciens livres qu’elle veut échanger. Finalement, ils ne sont pas tombés d’accord sur un prix. “Elle veut échanger ses livres mais elles ne veut pas y mettre le prix. Nous acceptons ces échanges mais à condition que les livres soient en bon état“, explique, M. Cissé. “Chaque année, c’est au niveau des librairies “par terre“ que je fais mes achats. On retrouve tous les livres dont les enfants ont besoin à moindre prix“, explique la dame, qui va tout droit vers un autre étal pour y écouler sa marchandise.

 

Le troc des livres

 

Les commerçants du “par terre“ ont le flair, ils ont toujours les yeux rivés sur les clients. “Vous voulez échanger des livres ou acheter des fournitures pour vos enfants“, lancent un commerçant à un passant, une manière de l’attirer. Sur la table d’Idrissa Sall, commerçant établi au marché Colobane depuis plusieurs années, on retrouve des livres de toute sorte : “Une vie de boy“ (Ferdinand Oyono), ‘’les Soleils des indépendances (Ahmadou Kourouma), “l’Enfant noir“ (Camara Laye), “Le Pagne Noir“ (Bernard Dadié), “Une si longue lettre“ (Mariama Ba) et des livres de Mathématiques, des sciences de la vie et de la terre. “Nous avons tous les livres au programme. Les collections Ami et Rémi, Sidy et Rama, pour le cycle primaire, Go for English, collection français Edicef et la collection mathématiques CIAM pour le secondaire“, explique Idrissa Sall.

 

A Colobane, les livres sont souvent cédés par troc, et les clients qui ont la possibilité d’apporter des livres des classes précédentes, ajoutent une certaine somme pour s'en procurer d’autres qui sont au programme. En cette période, les commerçants écoulent beaucoup d’articles tous les jours, reconnaît Idrissa Sall. “Nous avions peur que l’achat des fournitures scolaires ne marche pas bien pendant cette ouverture à cause de la tabaski qui se profile à l’horizon. Mais cela ne se fait pas sentir. Bien que la Tabaski reste une priorité, les parents achètent le matériel indispensable et le reste, ils vont le compenser après“, ajoute M. Sall.

 

Cahiers et autres accessoires en vogue

 

Au marché du “par terre“ de Colobane, ce n’est pas seulement les livres qui y sont vendus. Dans presque tous les étals, on y retrouve des cahiers, des stylos, sacs et autres accessoires. “Ici, tu peux avoir toutes les fournitures dont un élève a besoin“, ironise Idrissa Sall. El Hadj Ndianor s’est établi au marché Colobane depuis 1980. C’est devant un magasin, tout juste derrière les cantines, qu’il a étalé sa marchandise. “Petit à petit, les parents commencent à venir. A partir du 4 octobre où les élèves vont commencer à recevoir les listes des fournitures, l’affluence sera plus au rendez-vous au marché de Colobane“, soutient-il.

 

Cette année, de nouveaux cahiers sont sur le marché. Pour la plupart, on retrouve sur la couverture les cartes géographiques des différentes régions du pays. Une chose bien saluée par Ndianor. “En tant que vendeur, je préfère qu’au niveau de la couverture des cahiers, on mette toujours l’accent sur les personnalités qui ont marqué l’histoire du pays, sur notre géographie, au lieu des photos de lutteurs et autres stars. Cela participe à l’éducation des jeunes et les pousse à mieux connaître leur pays“, fait-il remarquer. En attendant l’ouverture officielle, les vendeurs du “par terre“, se frottent déjà les mains à Colobane.

 

ALIOU NGAMBY NDIAYE

 

 

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