Publié le 21 Jun 2012 - 09:00
GARDÉ A VUE

Me Ousmane Ngom présenté au Procureur aujourd’hui

 

Après avoir passé la nuit dans les locaux de la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane, l’ex-ministre de l’Intérieur, Me Ousmane Ngom, sera présenté devant le procureur, aujourd’hui. Motif : le délit d’outrage à magistrat. Après une journée marathon passée au Palais de justice Lat Dior, précisément à la Brigade des affaires criminelles (BAG) et au Parquet général, Me Ousmane Ngom, ex-ministre de l'Intérieur sous l'ancien régime, s’est retrouvé dans l’après-midi à la Section de recherches (SR) de la Gendarmerie, sise à la caserne Samba Diéry Diallo à Colobane. Un endroit où il a passé la nuit après que les enquêteurs ont décidé de sa garde-à-vue. D’après nos sources, Me Ousmane Ngom sera déféré au Parquet aujourd’hui pour être présenté au Procureur.

 

Les mêmes sources ont précisé à EnQuête qu’il est reproché à l’ex-ministre le délit d’outrage à magistrat. En effet, les autorités judiciaires n’auraient pas apprécié l’attitude de l’ex-patron de la Police sous Wade. Car, convoqué une première fois par le Procureur général près la Cour d’appel de Dakar, Me Ngom avait quitté les lieux après 1h 15mn d’attente. Le responsable libéral à Saint-Louis avait estimé avoir trop attendu et qu’il s’agissait de ‘’diversion’’ de la part du régime. En plein conflit avec le pouvoir autour de véhicules supposés appartenir à l'Etat, Me Ngom ne s’en était pas limité à cela. Il avait lancé à qui voulait l’entendre qu’il ne déférerait plus à une convocation tant que les élections législatives n’étaient pas passées. Mieux ou pis, il avait invité ses ‘’frères’’ libéraux à adopter la même position que lui. C’est-à-dire, ‘’ne pas déférer aux convocations de la justice d’ici les législatives’’. Une invite qui est loin d’être une menace en l’air car, l’ancien ministre de l’Intérieur avait refusé de déférer à une deuxième convocation de la gendarmerie. Mais hier, c’est par contrainte qu’il a déféré à la convocation de la justice. Car, c'est dans un hôtel de Kolda qu'il a finalement été cueilli hier matin par des éléments de la Brigade d’intervention polyvalente (BIP).

FATOU SY

 

Section: 
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE-AMANDEMENTS DE LA MAJORITÉ PARLEMENTAIRE : Le gouvernement pour une concertation avec les acteurs politiques et de la société civile
RENVOI CODES DU TRAVAIL, CONDITIONS POUR LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION : L’Assemblée déclenche la guerre
RÉVISION DE LA CONSTITUTION : Pastef dans un engrenage
THIES - REFORMES INSTITUTIONNELLES L’APR dénonce une « dérive »
POLITIQUE : Juan Branco, l’allié encombrant du Pastef
RECONFIGURATION POLITIQUE : Une drôle d'opposition
APRÈS LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL SUR OUSMANE SONKO Le FDR appelle à la constitution d’un large front contre le pouvoir
RÉINTÉGRATION OUSMANE SONKO Le Conseil Constitutionnel clôt le débat
CANDIDATURE À L'ONU : Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique en Europe
POUVOIRS DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE Entre fantasmes et réalité
TENSIONS EXPLOSIVES AU PARTI SOCIALISTES : Une motion de confiance sur fond de violents affrontements
CRISE AU PARTI SOCIALISTE Des lendemains incertains dans la maison de Senghor
NOMINATION DE SUPERVISEURS ADJOINTS : Diomaye Faye muscle son appareil politique
POLITIQUE : Suspicions généralisées au sommet de l’État
L'AFFAIRE ASER OCCUPE LE DEVANT DE LA SCÈNE Du livre de Bachir Fofana à la conférence de Thierno Alassane Sall
ASSEMBLEE GÉNÉRALE PS DEMAIN : L’Union régionale de Dakar dénonce des appels à la violence
Alain Diouf remplace Aminou Lo…
Pastef-Les Patriotes
RÉINTÉGRATION D’OUSMANE SONKO : La compétence du Conseil constitutionnel à l’épreuve
DAKAR ARENA : Ousmane Sonko scelle sa rupture avec Diomaye Faye