Publié le 5 Jun 2014 - 05:24
GOUVERNEMENT PALESTINIEN TRANSPARTISAN

L'ambassade de Palestine approuve, Israël condamne

 

La mise en place d'un gouvernement palestinien transpartisan et de transition, soutenu par les nationalistes du Fatah comme par les islamistes du Hamas, vise à préparer des élections démocratiques avant 2015. Mais elle provoque la colère d'Israël dont l'ambassadeur à Dakar dénonce une visée destructrice contre son pays.
 
 
Les diplomates américains avaient fait comprendre au président palestinien qu'ils ne reconnaîtraient pas un cabinet dont les ministres seraient affiliés au Hamas. Cette  mise en garde semble avoir eu l'effet escompté, à voir le profil du nouveau gouvernement issu du ''consensus national'' qui a prêté serment lundi devant devant le Président Mahmoud Abbas. Ceci suite à l'accord de réconciliation nationale conclu le 23 avril entres différents partis palestiniens.
 
À ce sujet, l’Ambassade de l’État de Palestine au Sénégal, à travers un communiqué parvenu à EnQuête, soutient que cet événement consacre la fin de la division politique palestinienne, en dépit ''des menaces de boycott et d’isolement'' proférées par les autorités israéliennes. Conduit par le Premier ministre sortant, Rami Hamdallah, ce gouvernement est un ''exécutif de transition'' dont ''la mission prioritaire est de rétablir les institutions politiques palestiniennes et préparer des élections d'ici la fin de l'année'', renseigne le communiqué. 
 
Il est composé de ''17 personnalités indépendantes et technocrates'', dont 5 issues de la Bande de Gaza (sous contrôle du Hamas), mais sans ''aucun membre du Fatah ou du Hamas'', précise le communiqué.  Une précision qui ne rassure pas, en revanche, l'État d’Israël dont l'ambassadeur à Dakar a fustigé ''un pacte'' entre le Hamas et l'État palestinien. En sept points, le Dr Eli Ben Tura a exprimé dans une note parvenue à notre rédaction, la position de son pays en indiquant, par exemple, qu'Israël ''ne conduira pas des négociations avec un gouvernement palestinien soutenu par le Hamas''.
 
Car en acceptant ce soutien, ''Mahmoud Abbas dit oui au terrorisme et non à la paix''. Le diplomate israélien ne se prive pas de rappeler, du reste, que le Hamas (mouvement de la résistance islamique) ''a été déclaré comme une organisation terroriste par les États-Unis, l'Europe, l’Égypte et d'autres à travers le monde''. En toute logique, poursuit-il, ''la communauté internationale devrait rejeter'' ce gouvernement palestinien par l'acte de la non-reconnaissance politique. 
 
A présent, avertit le Dr Ben Tura, Israël tient ''le gouvernement palestinien et le président Abbas pour responsables de toutes activités qui compromettraient la sécurité d'Israël, et qui proviendraient de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza''. 
 
M. DIENG & A. DE PADOU
 

 

 

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