Publié le 8 Aug 2013 - 03:20
LIBERATION DE 14 PRO-GBAGBO

Un acte d'''apaisement'', selon le président ivoirien Alassane Ouattara

 

Le président ivoirien Alassane Ouattara s’est réjoui mercredi à Abidjan de la libération provisoire accordée à 14 personnalités pro-Gbagbo détenues après la sanglante crise postélectorale de 2010-2011, y voyant un "acte d’apaisement".

"Cette décision est prise, je m’en réjouis" a-t-il affirmé dans un entretien télévisé, en marge de la célébration du 53e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire de la tutelle française. Cette libération est "fondamentalement un acte d’apaisement" a-t-il poursuivi, souhaitant une accélération de la procédure judiciaire pour "vider ce dossier des prisonniers de la crise postélectorale, d’ici la fin de l’année ou en début d’année prochaine".

Lundi, la justice a accordé la liberté provisoire au Franco-Ivoirien Michel Gbagbo, le fils de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, à Pascal Affi N’Guessan, ex-patron de l’ancien parti au pouvoir, le Front populaire ivoirien (FPI) et à Justin Koua, responsable de la jeunesse du FPI, ainsi qu’à une dizaine de cadres de ce parti. M. Affi N’Guessan s’est dit ouvert au dialogue et a présenté sa formation comme un "partenaire" du pouvoir. "Le pouvoir en place doit savoir que le FPI , parti de l’opposition est un partenaire (...) nous ne sommes pas des revanchards" a déclaré M. Affi N’Guessan à sa sortie de prison, lors d’une cérémonie au siège de son parti. "Nous sommes donc ouverts et nous demandons le dialogue, le dialogue franc et sincère", a-t-il ajouté.

La justice ivoirienne avait annoncé le 10 juillet le jugement de plus de 80 responsables pro-Gbagbo, dont l’ex-Première dame Simone Gbagbo, en cour d’assises pour leur implication présumée dans la crise. Cette dernière n’a pas bénéficié de la mesure de liberté provisoire. La plupart des personnalités dont la libération a été annoncée lundi avaient été arrêtées et inculpées, notamment d’atteinte à la sureté de l’État et d’infractions économiques, à la fin de la crise postélectorale, et incarcérées dans le nord du pays.

Née du refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir à Alassane Ouattara après sa défaite à la présidentielle de novembre 2010, la crise a fait quelque 3.000 morts et a été l’aboutissement d’une décennie de tourmente.

Laurent Gbagbo est détenu depuis fin 2011 à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne de crimes contre l’humanité.

AFP

 

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